Sophie de Menthon

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Sophie de Menthon - Le site - Sophie de Menthon

L'actualité donne le vertige, les Français dépriment. Pas de jour sans menace de grève, les élections municipales - du moins à Paris -, tournent au ridicule. "Au nom du vert", la nouvelle religion, on nous raconte une ville sans parkings, sans voitures et bientôt sans gares. Gilets jaunes, black blocks, rouges excités : les entreprises en voient de toutes les couleurs !

 

Mais au milieu de ces 36.000 nuances de l’arc en ciel : à quoi pensent les patrons ? Il faut noter la capacité de l'entreprise à se projeter en avant avec détermination sans se préoccuper plus que ça des phénomènes environnants. Ainsi, les thèmes de conférences les plus demandés par les entrepreneurs sont ceux qui traitent des ressources humaines, de leur responsabilité en matière sociétale, de leur impact sur la société et leur environnement au sens large : ils sont beaucoup plus en avance sur le sujet qu'on veut le faire croire. Les innovations sociales viennent des entreprises. Ce sont les patrons qui veulent payer plus leurs salariés et qui souhaitent pour eux un pouvoir d'achat plus élevé et le gouvernement, à leur demande, est allé dans ce sens avec la prime exceptionnelle sans charges sociales.

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/et-pendant-ce-temps-a-quoi-pensent-les-patrons_698671

Il est navrant que les candidats aux élections municipales semblent ignorer que les Parisiens veulent juste une ville calme, sécurisée, propre, où l'on peut circuler un peu, avec plus de transports…

 

Ce n'est plus le CO2 qui va nous tuer, c'est le ridicule. Les Parisiens, eux, hésitent entre le rire et l'indignation devant le concours Lépine des candidats à la mairie de Paris sur le thème : qu'il était vert mon Paris, la ville où l'herbe est plus verte, la seule ville à la campagne, etc. Créativité sans limites, même pas de limites pécuniaires car, après avoir dénoncé l'état lamentable des finances parisiennes, dans le même discours on double la mise : 1 milliard et demi pour mettre une gare ailleurs et créer un Central Park à la place. Personne n'est en reste. La palme revient au ramassage scolaire qui devrait se faire par des "calèches tractées par des chevaux" ; heureusement il y a déjà une pétition "contre" au nom du bien-être animal, bon sang (vert) ne saurait mentir. Les dits "petits candidats" ont aussi de l'envergure : déterrer une rivière enfouie depuis 100 ans pour en faire "un corridor écologique et un point de fraîcheur", on en rêvait.

Mauvaises herbes

Et puis les marchés arpentés par les mêmes candidats tous munis de tracts aussitôt distribués, aussitôt jetés (que d'arbres abattus) qui leur ont donné des idées. Ainsi, on nous propose un système de maraîchers avec redistribution directe de fruits et légumes, excellent pour les futures cantines bio qui sont, paraît-il, "une urgence environnementale". D'ailleurs, les enfants pourront faire la cueillette... de la Concorde à l'Etoile et sur les voies sur berges ou encore devant la gare Montparnasse sans compter les cerises à ramasser parmi les 170.000 arbres plantés, forcément il y aura des arbres fruitiers ? Quant à la circulation, elle sera résolue du même coup grâce à l'accrobranche qui sera subventionné par l'Education nationale puisque nos enfants ne font plus de sport ?

 

On ne sait plus où donner de la tête parmi les dizaines de rues végétales et 100% piétonnes, pitié pas la mienne : on s'imagine bien avec sa valise à porter, son caddie à tirer, sans parler des handicapés, des poussettes dans l'herbe, etc. Pas de panique, tout cela sera géré d'une main verte de maître par le manager de rue qui passera aussi la tondeuse à gazon ? Je me demande si ce que je préfère ce n'est pas la "centaine de mini-forêts urbaines” probablement traversées par des mini-pistes cyclables. Pour l'instant la maire de Paris a commencé le verdissage en laissant pousser les mauvaises herbes...

Et puis la suppression de l'héliport, voilà une idée brillante : Et les malades, blessés, chefs militaires, sécurité, etc. Bref ceux qui ont besoin d'hélicos ? Peu importe, l'héliport de Paris sera transformé en "prairies et bocages avec bergerie", Anne Hidalgo se rêverait-elle en Marie-Antoinette ? Attention, pas impossible qu'elle y arrive ! On reste admiratif devant le projet d'observatoire d'oiseaux à la place de la tour de contrôle, il fallait y penser.

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/auteurs/sophie-de-menthon_8956/

Mais oui ! C’est absurde et au premier abord inhumain de refuser de contraindre les chefs d’entreprise à rajouter des jours de congés
à des salariés frappés par la mort d’un enfant.
Mais un peu de bienveillance pour ce qui est un couac techno ! Pour une fois (pas la bonne !) les responsables se sont élevés devant
l’intention d’imposer une nouvelle charge aux entrepreneurs, qui rappelons-le, financent toutes les dépenses d’intérêt général. Cela
partait d’un bon sentiment que de résister à l’une des généreuses propositions toujours financées par les mêmes. À la défense de la
Ministre du Travail, sa réaction a été économique et financière sans se pencher ni même réfléchir aux terribles motifs de cette
demande. La cruauté du refus devenait insoutenable. Veiller aux deniers publics est suffisamment inhabituel pour que l’on s’en
étonne, malheureusement s’il faut s’en réjouir, la circonstance était désastreuse. Mais ils ont réagi, tout de suite, se sont excusés «
collectivement », ils en sont malades ! Et les opposants de se gargariser...

Le ridicule de l’époque c’est que le balancier risque de repartir dans l’autre sens : il est question maintenant de rajouter des journées
de congé plus nombreuses pour ce deuil cruel, de rembourser les obsèques, d’étendre cela aux conjoints, etc.
Bref, la soif médiatique du couac et la démagogie qui l’accompagnent sont sans fin.
Sans compter que les entrepreneurs n’ont pas besoin de loi pour entourer un de leur salarié et lui laisser le temps qu’il faut pour
récupérer. Pensons aussi à cette réaction d’un salarié qui au bureau, très vite après un événement horrible, suppliait qu’on lui donne
du travail pour essayer de ne pas sombrer dans la douleur.
Comme quoi légiférer sur les bons sentiments n’est pas évident.

 

Alors certes, Emmanuel Macron doit faire face à une France survoltée et à des oppositions bruyantes et violentes, mais n'est-ce-pas un des grands classiques des Français qui guillotinent à tour de bras, de l'échafaud à twitter ? Certes, sa communication est mauvaise mais au stade où nous en sommes, s'il dit que l'herbe est verte, on expliquera que c'est par démagogie envers les écolos.

Jacques Attali ne dit-il pas que "le cas Macron est une réussite"? Et,de fait, qui reconnaîtra sur les plateaux TV que la croissance de la France est la plus élevée d’Europe (plus qu’en Allemagne) et que le chômage est en fort recul ? Au passage, notez que la sémantique révèle bien notre état d'esprit : on parle du « recul du chômage" et pas de « création d'emplois » ; trop positif. Les principaux indicateurs économiques sont rassurants en 2019 : 200.000 chômeurs de moins, augmentation de la croissance, progression du pouvoir d’achat… 

Nous oublions tous les succès au fur et à mesure, pour nous jeter quotidiennement sur l'objet potentiel d'un courroux. Retenons quelques sérieuses avancées : les réformes du marché du travail ont été significatives et ont permis de créer les conditions de la reprise ; la peur de recruter s'est estompée car le coût aléatoire des licenciements a été jugulé, une mesure que personne ne salue, sauf les chefs d'entreprise, sous prétexte qu'elle serait un dommage pour les salariés et pourtant en ce moment on n’arrive pas à recruter. La réforme de la SNCF est finalement plutôt en bonne voie, c'est le cas de le dire ! Quant à la réforme des retraites, il est encore tôt pour pouvoir faire des prévisions, mais les ennemis déclarés eux-mêmes disent que les manifs et les grèves déclinent. On peut aussi parier qu'elle va réussir, au moins partiellement, même si elle a été tellement mal menée et mal exécutée.

 

Saluons la baisse de la fiscalité et celle du capital contribuant à créer un désir d'investissement et à stimuler le pouvoir d’achat même si c'est insuffisant. Pire : tout à coup, les riches partent moins que de bruit pour rien sur la suppression de l’ISF, impôt symbolique qu'il était important de supprimer justement parce que c'était un symbole, celui du seul pays au monde qui l'imposait. Le FMI et leur chef économiste, Maurice Obstfeld, ont salué les « succès notables » du président depuis son arrivée à l’Élysée et notamment son programme de réformes ambitieux. Et oui ! L'attractivité de la France est forte, malgré la violence que nous laissons se développer et les grèves polluantes.

 

 

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Le parquet de Versailles, sur lequel évolue le gratin économique pendant que légitimement le président de la République encourage les grands patrons étrangers à venir à choose France ", cela a quelque chose de surréaliste dans une France quasi insurrectionnelle sur des charbons ardents. Extraordinaire paradoxe qui nous est habituel, nous nous plaignons jusqu'à l'émeute alors que le monde entier considère que pour nous, tout va bien.

De fait, le chômage n'a jamais été aussi faible quand bien même les entreprises ont du mal à recruter (surtout des cadres et des emplois non qualifiés). Le Brexit ne semble pas être si catastrophique et va nous profiter, nous récupérons des marchés, les banquiers anglais arrivent et il se pourrait bien que la place boursière de Paris soit promise à un développement inattendu. Nos entreprises entraînées depuis des dizaines d'années à faire la course avec des poids aux chevilles s'en sortent plutôt bien et en partie grâce à Emmanuel Macron. Le président a voulu prioritairement en début de mandature redonner de l'oxygène aux sociétés pour endiguer le chômage, et il est très mal vu de rappeler que le CICE est à mettre à l'initiative de ce dernier qui a gagné la réforme de haute lutte à l'Élysée pendant le quinquennat de François Hollande.

Tout avait plutôt bien commencé. On avait pour Emmanuel les yeux de Chimène, la promesse d'un nouveau monde porté par un jeune président nous mettait des étoiles dans les yeux et puis, tout a basculé. Les braises couvaient depuis des années et ne demandaient qu'à créer des incendies. Le désir de réformer du président l'a emporté sur sa perception de l'incompréhension du peuple, les gaffes ont commencé...

 

 

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Il n'est pas de semaine sans que l'on nous oppose la liberté d'expression, soit pour la confisquer soit pour justifier en son nom les pires excès. Tout peut être dit et je le défends haut et fort. Mais comment tolérer en revanche que sévisse sur le service public un pseudo humoriste Frédéric Fromet qui ne fait rire (presque) personne et dont les textes sont abjects et délibérément le plus provocateur possible.

 Voici ce qui repasse à l'antenne actuellement :

"Jésus est PD, membre de la LGBT, du haut de la croix pourquoi l'avoir cloué, pourquoi l'avoir pas enculé"... propos homophobes, blasphématoires et gratuits. Imaginons les mêmes propos pour d'autres religions ? Mais haro sur le catho tout est permis. Le "poète" est un récidiviste puisque cela succède à un sketch écrit il y a plusieurs mois, cette fois à teneur économique et sociale, à l'occasion de la Fête des Entreprises, du même auteur : cette chanson enthousiasmante "J'aime, j'aime, j'aime (…) j'aime ma boîte, j'aime qu'on m'exploite ! Oh oui ! J'aime, j'aime, j'aime l'entreprise, quand elle me sodomise !" C'est donc ces propos qui résument ce que le service public pense des entrepreneurs ?

 

Service public

On doit avoir le droit de s'exprimer mais pas en ces termes sur une antenne publique, officielle qui représente tous les Français et l'image de la France, le service public veut donc "enculer" tout le monde !? Pire : sans aucune réaction de ceux qui incarnent la puissance publique ? Et le CSA ? Le silence et l'approbation implicite sont presque pires que l'insulte.

Marshall Mac Luhan a écrit "medium is the message", tout est dit.

Quant à la liberté d'expression, il semble bien que ce soit de fait la vox médiatique qui décide de ce que l'on peut dire, pas dire, où, quand, comment, à qui, dans quelles circonstances … et à quel prix ! Car les sanctions varient entre 12.000 et 45.000 euros d’amende selon le profil du condamné (particulier, élu, humoriste) et selon l’orientation des propos (race, religion, caractère sexuel...).

La liberté d'expression est soumise à une police de la pensée, gouvernée par des gestionnaires de morale publique.

Liberté mais censure insidieuse : à commencer par les mots de plus en plus nombreux à être éliminés du langage officiel. Au nom des femmes, par exemple, on nous inflige des "féminins" qui écorchent les oreilles et la langue, mais qui devraient sauver la promotion professionnelle féminine ? Je vous passe l'autrice, tellement plus valorisante que l’auteur, sans parler de l'auteurE qui nous bousille l'accent tonique… et ainsi va la "revalorisation" des métiers féminins... pour la sage-femme, on hésite sur l'homme sage !

Le masculin ne doit plus l'emporter plus sur le féminin, donc : "celles et ceux" est l’expression devenue incontournable alors que le genre humain s'est satisfaisait grammaticalement pendant des siècles de "ceux" tout simplement...

 

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Les vœux ont quelque chose de dérisoire dans une France sens dessus dessous. Sans parler de l'état du monde... "Et bonne santé surtout...", effectivement il n'y a plus que ça qui ait du sens.

Tout a été dit et redit sur les retraites. "Les syndicats qui se refont une santé", pour eux ces vœux de santé veulent dire quelque chose ! La pénibilité, les points, l'âge pivot, l'injustice, l'universalité avec particularisme, etc. On mélange tout avec la plus grande mauvaise foi sans chercher à voir la réalité de la situation. On refuse de réfléchir, on veut des compromis sachant que tout compromis est une forme de recul. Et, pendant qu'on y est, après tout ce que certains ont enduré, autant aller jusqu'au bout au moins ce sera fait et pas besoin d'y revenir dans 5 ans. Sans compter que la plupart de tout cela sera effectif dans si longtemps...

STOP ! Nous n'en pouvons plus de ces grèves, de ces transports cauchemardesques, de ce chantage, de la perte de chiffre d'affaires des entreprises victimes, des salariés stressés découragés, des gens de mauvaise humeur qui à Paris s'insultent dans la rue, des avancées et des reculades. Fatigués, dès le retour des vacances, pitié, il faut que cela cesse...

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/reforme-des-retraites-la-greve-des-egoistes_692622

La veille du 5 décembre dernier, premier jour de grève, je prends un UBER pour me déplacer (à ne pas confondre avec un taxi). Je bavarde. Rien de tel pour comprendre l'humeur de la ville et la circulation.
L'échange fut bref mais suffisamment étonnant à mes yeux pour que je le publie dans un tweet qui allait faire le "buzz" et entraîner un sujet de réflexion plus profond qu'il n'y paraît :
MOI - compatissante : " Comment allez-vous faire demain, cela va être terrible avec la grève, impossible de circuler ? "
UBER – " Non, non, c'est des bons jours pour nous ! Ça paie mieux. Et puis moi je travaille le soir, parce que j'ai 2 métiers... "
MOI – " Ah, bon ! 2 métiers (souriante et admirative j'aime bien que les gens bossent plus pour gagner plus) et que faites-vous d'autre ? "
UBER - Très cool : " Je suis gardien de station à la RATP... "
SILENCE stupéfait - « - Euh ! à la RATP ?? Mais demain il y a grève ? Et vous, vous faites grève ?!
UBER - Bien sûr ! Ça peut doubler le tarif, c'est des bonnes journées ! On est nombreux à faire ça, et surtout ceux qui ont des motos... On a du temps. »
Je reste sans voix.
Pas vraiment indignée, car le naturel de ce garçon au demeurant sympathique n'exprimait même pas le moindre doute quant à la légitimité de sa double activité dont il est fier, et encore moins sur le fait de faire grève comme les copains.
J'aurais pu lui parler de retraite. Laquelle ? Celle de la RATP ou de celle qu'il se constituait avec UBER ? J'aurais pu lui demander s'il ne se sentait pas un peu "limite" de profiter de la grève pour gagner plus d’argent, savoir pourquoi il faisait grève, après tout « ç’aurait été bête de ne pas en profiter » : m'aurait-il répondu. Ça gêne qui ? Ça dépanne les usagers.
Ce qui devient intéressant ce sont les 200.000 re-tweets que suscite mon récit.
Et là tout s'enflamme, tout y est : ceux qui m'accusent de mentir. Ceux qui me somment de donner les coordonnées du chauffeur, ce qui me choque particulièrement avec cette bonne conscience qui exige la délation, en pensant que c’est éthique ! Jamais je ne dénoncerai mon chauffeur UBER. Ceux qui m’accusent de généraliser ce cas pour nuire aux grévistes (sic!).
 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur challenges.fr/politique/quand-les-grevistes-de-la-ratp-profitent-de-la-greve-pour-travailler_689107

 

 

Personne ne voit comment le gouvernement peut se tirer de cette réforme des retraites mal engagée. Personne ne comprend à quoi ont servi deux années et demie de pseudo concertation. Personne ne comprend de quoi il s'agit et ce qui est prioritaire. Plus on appelle des spécialistes, économistes de préférence pour nous expliquer, moins on comprend.

Emmanuel Macron a eu le mérite de s'attaquer à la question, mais même ses électeurs en ont assez. Reste un problème de compréhension devenu général. En politique, on ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment mais l’adage a ses limites et pour l'instant personne n'a l'air pressé d'en sortir.

La seule solution ne serait-elle pas d'être capable de faire marche arrière, non pas pour "renoncer" mais pour tout reprendre à zéro ? « Le gouvernement ne cédera pas », nous expliquent « les initiés » (de qui et de quoi ?). Mais l'intelligence n'est pas de céder ou ne pas céder, l'intelligence est de constater que la méthode et les mesures ne sont d'évidence pas les bonnes, tout le monde peut se tromper, le drame c'est de persévérer. "Système systémique ou système paramétrique " ? La seule terminologie est inquiétante et ne peut pas susciter un grand enthousiasme pour calculer le montant de sa future retraite. Pour arranger tout ça, on nous balance l'idée brillante d'un système de « permis de vieillir à points » (on en rêve !), dont personne ne sait quelle sera la valeur du fameux point tout au long des 20, 30 ou 40 ans de la constitution d'une retraite.

Pour l'instant, on attend de voir si le 5 décembre aura été une journée dramatique, juste paralysante ou finalement classique dans sa nuisance ! Une évolution du principe labellisé bien français de la technique du ballon d’essai pour aller dans le sens du vent, et qui fait que nous n'allons nulle part. Mais qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu pour se retrouver dans une situation pareille ?

La sagesse et le courage seraient donc de repartir sur de bonnes bases, de s'appuyer sur une analyse de bon sens en essayant de comprendre les Français et de se mettre à leur place.

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/on-efface-tout-et-on-recommence_687932