Sophie de Menthon

Switch to desktop Register Login

Sophie de Menthon - Le site - Sophie de Menthon

La menace permanente de traîner les "responsables" en justice, en particulier les politiques, contribue à paralyser le pays. C'est vrai, la bonne décision est actuellement sur une ligne de crête entourée de précipices vertigineux. Au moment où nous sommes au bord du gouffre, même si les décisions ont été prises trop tard, même si les gaffes de communication sont un sketch permanent et les contradictions loufoques, la responsabilité individuelle, l'altruisme, et le bon sens doivent prendre le dessus.

On ne peut pas menacer tout le monde de tout, et tout le temps, surtout en ce moment. Or, les procès en préparation s'accumulent. Certains dans l'opposition s'en frottent les mains, les ténors donnent de la voix, les cabinets d'avocats peaufinent les dossiers, on accumule les preuves faciles, les syndicats se lèchent les babines…

Pénuries de masques ? Retard de commandes de tests ? Confinement tardif ? A l'heure actuelle, au moins 28 plaintes ont été déposées contre des ministres et contre le Premier ministre : “un phénomène massif, unique en Europe" (L'Obs). Et selon un ancien conseiller de François Hollande, cité par Le Figaro : "Les membres du gouvernement savent qu'ils vont finir par être convoqués devant la Cour de Justice de la République, comme témoins ou accusés". Les risques sont très sérieux si l'Ecole des Hautes Etudes de Santé Publique est parvenue à quantifier le nombre de vies sauvées par le confinement en France (60.000 sur un mois), elle sera nécessairement capable d'estimer également les pertes de vies éventuelles ou probables qu'occasionnera le dé-confinement et, potentiellement, ses dysfonctionnements... Pas joli, joli.

Comment gouverner sereinement un pays dans ces conditions ? On finit par évaluer ses propres décisions à l'aune du risque personnel encouru, ce n'est pas glorieux, mais c'est humain ! Les ministres vivent dans la crainte a posteriori (qui peut "faire très mal" selon l'un d'entre eux) d'une commission d'enquête à la Nuremberg, ou pas loin ! Pour Edouard Philippe on peut se demander si le pire n'est pas possible, et qu'il se retrouve avec la sinistre perspective du syndrome Fabius du sang contaminé. Franchement, on n'aimerait pas être à leur place.

Quelles que soient les rancœurs et les exaspérations, quel triste pays que celui qui ne pense qu'à se venger au lieu de proposer des solutions, une exception française dont on se passerait bien.

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/combien-ca-coute-de-prendre-ses-responsabilites_707403

La peur n'a jamais protégé de rien, elle anéantit, elle annihile notre résistance, paralyse notre liberté individuelle, nuit à notre jugement et nous fait perdre tout bon sens ...

En France nous avons les mots pour le dire, faute d'autre chose.

"Nous sommes en guerre" aussi avons tous d'un seul coup été gradés, en commençant par les éboueurs "les soldats du quotidien", les infirmières et les infirmiers sont des héros "en première ligne", avec tous ceux qu'il convient d'admirer et même nous, les planqués du confinement sommes la dernière ligne du corps d'armée, c'est le général en chef qui l'a dit et" les "réservistes" désignent les membres du corps médical (médecins, infirmiers, retraités) qui reviennent pour aider leurs collègues.

Le terme de "confinement" qui rythme nos vies n'a pas été utilisé par le Président qui l'a laissé au Premier Ministre, peut-être parce qu'étymologiquement cela veut dire emprisonnement ? Il devient un mode de vie, une sorte de cocooning, la mode imagine des tenues adéquates dans la presse féminine, nous sommes abreuvés de recettes, la bouffe est devenue l'enjeu numéro 1 du moment (suivi de conseils pour ne pas prendre de poids) ainsi que les recettes de méditation. On se dé-confine sans enfreindre la loi avec des apéros virtuels entre soi sans se voir, mais en se voyant, "tu reprendras bien une coupette sur ordi ?" Les relations sociales et professionnelles de télétravail oscillent entre le cauchemar des "conf call" qui rythment nos journées de télétravail et le Skype apéro.

Car l'apéro virtuel rassurez-vous n'a rien de virtuel, c'est juste pour ne pas boire seul. Le confinement devient aussi sentimental : " ils confinent ensemble ". Les amoureuses dans l'intimité peuvent revisiter la chanson de Juliette Gréco : "déconfinez-moi, déconfinez-moi, oui mais pas tout de suite, pas trop vite...". Il y aura bientôt les divorces, non plus par consentement mutuel, mais par confinement mutuel.

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/ambiance-virale_706703

Sophie de Menthon pousse un très beau coup de gueule contre l’administration, ses lenteurs, et sa défiance vis-à-vis des entreprises et des entrepreneurs. Présidente du Mouvement patronal ETHIC, elle est aux premières loges pour constater les lenteurs, les réticences, les impuissances de la haute administration à exécuter correctement les missions de service public financées par l’impôt. 

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://lecourrierdesstrateges.fr/2020/04/22/sophie-de-menthon-jaccuse-ladministration-detre-lente-et-punitive-avec-les-entreprises/

 

 

On a eu beau se battre pour mettre tous les noms au féminin, le confinement pour les femmes ravive la malédiction de la ménagère malgré elle. Nous n'évoquerons pas ici l'horreur de la recrudescence de la violence conjugale, contentons-nous si l'on peut dire, de cette régression involontaire vers notre programmation millénaire.

Actives professionnellement, nous avons en moyenne 2 heures de travail en plus par jour. Et en ce moment, on ne compte plus. Certes, surtout chez les milleniums (momentanément : attendons de voir), nos amis les hommes se sentent obligés de mettre la main à la pâte. Mais avoir toute la famille à la maison vire au cauchemar : penser aux menus, aux enfants, aux devoirs, passer du temps devant des machines à laver, linge ou vaisselle, nettoyer, repasser... Que sais-je ? Certains se "mettent aux fourneaux" (expression toute masculine), se sentant des âmes de chefs qu'ils ne sont pas, même doués c'est pire : vidant le frigidaire, utilisant ce qui est prévu pour le lendemain, tentant des expériences qui nécessitent un récurage complet de la cuisine après leur passage. A nous la responsabilité de nourrir un troupeau affamé par désœuvrement, trois fois pas jour, sans compter le goûter plein de miettes, devant des séries qui deviennent caloriques faute d'être culturelles.

L'homme tente avec "professionnalisme" de prendre les choses en main pour revoir l'organisation de la maison qui l'indiffère en temps normal. Il coopère avec sagacité aux listes de supermarché, ajoutant 12 paquets de riz, des conserves qu'il refusera de manger et ... des épices indiennes (?). Bref des "provisions au cas où " qui ne font qu'encombrer les placards. Ses élans de recherche de plats gastronomiques vous épuisent (ouf : le gigot pascal, c'est fini). Quant à associer les enfants, c'est retrouver des ingrédients jusque sous leurs oreillers…

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/societe/le-double-confinement-des-menageres_706087

 

ETHIC APPELLE A LA RAISON !
Sophie de Menthon : « Stop à ce déversoir de commentaires haineux ! »

Le Mouvement ETHIC (Entreprises Indépendantes à Taille Humaines et de Croissance) lance un appel à la raison, dans un climat général d’accusation.

Oui, comme en économie de guerre, il y a ceux pour lesquels la crise est un tremplin : ceux qui se démènent pour tirer leur épingle du jeu, tous ceux qui se retroussent les manches, qui débordent d’imagination pour trouver de nouvelles opportunités ou soutenir l’effort collectif aussi bien les particuliers que les indépendants ou les PME et grands groupes. Au sein même du Mouvement ETHIC, on ne compte plus le nombre d’entrepreneurs acharnés et solidaires, qui mettent en place de remarquables actions de solidarité.

 

D'autres secteurs très variés voient une recrudescence de la demande : les laboratoires, les centres de recherche, la grande distribution, certains commerces, (et parfois au-delà de 100%), les entreprises de livraison (Uber Eat). On découvre la force et l'avenir de la télémédecine. « Nous sommes en train de découvrir notre mode de consommation de demain. » - déclare Sophie de Menthon

 

Les mesures de soutien économique en France sont sans équivalents (aucune indemnité pour un dominicain mis au chômage partiel dont le revenu mensuel moyen est de 533 $). Prenons-en conscience ainsi que de la rapidité des mesures prises pour soutenir notre économie.

 

« Alors stop ! A quoi sert ce déversoir de commentaires haineux qui ne fait rien avancer... La mondialisation n'est pas que diabolique ! C’est aussi elle qui permet une solidarité jamais vue » - déclare Sophie de Menthon, Présidente du Mouvement ETHIC

 

Pour une fois qu'on a envie de remercier les profs, il ne faut pas s'en priver. Depuis le début de la crise, ils ont assuré. Nos chères têtes blondes et brunes ont pris le chemin de l'école au sein de leur 60m2, respectant les horaires et suivraient les cours sans renâcler : le télétravail avant l'âge. Les parents, assez étonnés, plongeraient leur nez dans les leçons à apprendre, pas si facile par ailleurs... Bouleversement inédit dans notre société pour les élèves mais aussi pour les étudiants, report des examens, bouleversement du calendrier, Parcours Sup, annulations des concours d'entrée aux grandes écoles, sélections sur dossier, annulation historique du baccalauréat et du brevet des collèges, autant de mesures qui font ronchonner les étudiants et leurs parents.  

 

En revanche, le fait de brandir indéfiniment le « stress » des jeunes est totalement contre-productif et devient un phénomène de société extrêmement négatif. Mais qu'avons- nous fait (ou pas) à notre jeunesse pour qu'elle n'ait que le mot « stress » à la bouche et se plaigne de tout et sans arrêt ? Tout lui est dû, tous les droits mais pas de devoirs, ou si peu. Priorité à leur bien être ! Nous culpabilisons en permanence par rapport à nos enfants, faute peut-être de leur avoir consacré trop peu de temps parental ? Peur de ne pas être aimés d'eux ? Compétition de consommation avec les autres parents ? Sur le thème :" Les autres l'ont”.

 

Il semble que nos enfants n'aient pas tous compris que nous vivons une terrible période qui remet tous les équilibres en bascule. Ainsi des étudiants des écoles privées du supérieur se plaignent-ils et organisent-ils des pétitions sur la qualité des enseignements et ce pendant le confinement ! Ils exigent (on croit rêver !) le maintien des épreuves y compris pour le BAC alors qu'on sait qu'il va être quasi "donné" et que le contrôle continu est programmé.

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/societe/le-dur-confinement-des-enfants-rois_705373

Comme en économie de guerre, il y a ceux auxquels la crise profite, au bon sens du terme ! Je ne parle pas bien sûr des « profiteurs » qui abuseraient ou exploiteraient les circonstances, mais de tous ceux qui se démènent pour tirer leur épingle du jeu, tous ceux qui se retroussent les manches, qui débordent d’imagination pour trouver de nouvelles opportunités ou soutenir l’effort collectif aussi bien les particuliers que les indépendants ou les PME et grands groupes. "J’aime ma boîte", slogan de la fête annuelle des entreprises, prend tout son sens pour chacun d'entre nous. On le prouve…

Le confinement impose des sacrifices et une paralysie dangereuse, combien d'entreprises en pâtissent : transports (-90% sur l’aérien ou les TGV voyageurs), BTP (-84%), l’intérim (-75%) ou encore des secteurs quasi à l’arrêt : restauration-hôtellerie, évènementiel, formation professionnelle, spectacles vivants, commerces non-alimentaires... Mais il y a toutes ces entreprises qui saisissent comme elles peuvent "l'opportunité" de cette pandémie pour redonner vie à leur activité, pour en créer d'autres, pour se diversifier : plateformes de streaming, d'achats en ligne, vendeurs de matériel de sport à la maison, plateformes de télétravail ou de téléconférence... Réjouissons-nous que le secteur « Service » enregistre le taux record d’accroissement d'activité de 72%.  Oublions pudiquement la vente en ligne de sex-toys (+ 50% pour Womanizer) …

 

Une banque américaine a regroupé les « 33 gagnants » de la conjoncture économique au sein du « Stay at home » un Index (NetflixFacebookYelpAmazon, eBay, Slack, Match, etc.) qui mesure cet aspect positif. D'autres secteurs très variés voient une recrudescence de la demande. Les laboratoires, les centres de recherche mettent les bouchées triples. La grande distribution et le commerce sont sollicités (et parfois au-delà de 100%) ainsi que les entreprises de livraison (Uber EatOn découvre la force et l'avenir de la télémédecine.

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/economie/a-qui-profite-le-virus_704708

Nous sommes nombreux à être exaspérés par l'expression "en même temps" qui est devenue une ritournelle présidentielle pendant la campagne. Le Président s'est pourtant justifié  de ce qui était un positionnement politique : " Je continuerai de le dire dans mes phrases et dans ma pensée, car cela signifie que l'on prend en compte des principes qui paraissaient opposés ".

 

Toutefois, cette expression peut nous plonger dans le plus grand désarroi avec l'impression que rien n'est tranché. Ce " tic de langage permet de relier deux choses qui apparaissent logiquement irréconciliables " fait remarquer la linguiste, Michèle Monte en précisant : " L'expression donne l'impression que la synthèse est possible, en refusant de penser le conflit et de l'arbitrer ".

Et justement la complexité croissante de notre époque ne fait-elle pas que les jugements, les solutions, les explications ne peuvent plus être binaires ? Ce que nous reprochons à ceux qui nous offrent du "en même temps" en permanence ne serait-ce pas tout simplement ce qu'on appelle la "nuance" ? Et qui a disparu de nos jugements manichéens. Exprimer une nuance, en particulier sur le plan politique est perçu comme une trahison. Si, dans les médias, vous tentez de nuancer vos propos qui sortent des catégories établies, on estime que vous n'êtes pas un expert (l'expert lui sait avec certitude) que vous n'avez pas d'opinion (l'opinion est forcément tranchée). Accepter le "En même temps" serait laisser la place au doute, ce serait trahir la force de conviction qui repose sur des préétablis indiscutables en excluant l'adaptation aux circonstances, ce serait être incapable de diriger. Concernant Emmanuel Macron qui a lancé cette mode sémantique, Roland Gori estime que la formule révèle l'ontologie de cet homme politique et de son courant de pensée, voulant " concilier Paul Ricoeur et le CAC 40 ".

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/le-virus-du-en-meme-temps_704016

 

Quelles que soient les erreurs du gouvernement, quelles que soient nos opinions politiques, rien ne justifie la hargne des discours des uns et des autres y compris des Français lambda qui s'expriment sur les radios ou dans les médias. On reproche tout au gouvernement. Il le mérite certainement parfois, mais cette incapacité à montrer une unité, un minimum d'ouverture et de bienveillance rend la situation pire qu'elle n'est. A force d'entendre les invectives et critiques des politiques entre eux, on perd confiance. Or, la confiance est ce qui permet de respecter les règles difficiles qui sont imposées. Chaque intervention du Président fait l'objet « d'analyses » de spécialistes de l'analyse et surtout de pas grand-chose. Seuls les médecins s'en sortent et encore, on reproche à ceux qui sont médiatiques d'avoir "minimisé" l'épidémie alors qu'avant on leur reprochait d'avoir alarmé à tort...

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/droles-de-guerres_703232