Sophie de Menthon

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Nous avons connu la fameuse technique des “ballons d’essai ”de gouvernements successifs, consistant à lancer en l ’air un projet de réforme ou de loi, puis de laisser mijoter et lorsque le projet arrive à ébullition, etirer
la casserole du feu et oublier la décision. Aujourd ’hui les déclarations et les démentis ressemblent plus à de l ’ignorance et à une méconnaissance des sujets qu ’à de la simple cuisine politique.

Les partenaires sociaux se sont réunis pour étudier les conditions d'un « accord national interprofessionnel », le 26 novembre 2020. L'objectif étant de donner des « règles pour une mise en œuvre réussie du télétravail ». C'est-à-dire, réaliser un diagnostic approfondi dans la continuité de la concertation paritaire de 2017 sur le développement du télétravail. Nous serions supposés, forts des enseignements de la crise Covid-19, anticiper une nouvelle organisation du travail.

 

Nous sommes victimes d’un terrible paradoxe : les Français rêvent d’un retour de l’autorité, inversement proportionnel à celle exercée par l’État! Notre problème est que bien souvent il ne s’agit pas de l’autorité de l’État mais de la pieuvre administrative qui régit nos vies.
Besoin d’autorité ?

Certes, les Français sont indisciplinés, râleurs, de mauvaise humeur, exigeants, capricieux, attendant tout de l’État et considérant le travail comme une valeur, mais surtout comme l’exploitation de l’homme par l’homme, détestant les riches (sauf ceux qui ont gagné au loto), n’ayant confiance en personne, adorant la démocratie mais votant de moins en moins… Mais ils sont aussi capables d’exploits et d’un redoutable bon sens.
Il semblerait que l’administration (peut-on encore dire l’« État » ?) ne cesse d’en rajouter sur ce qui les exaspère et paralyse le pays, pour leur bien, évidemment. On se demande comment cette politique consistant à dire non à pratiquement tout va cesser.

Le Premier ministre a annoncé que le confinement allait se prolonger, soit. Mais ce qui est intéressant c’est ce que fait apparaître le dernier sondage Ifop sur la désobéissance des Français par rapport aux consignes de confinement : 1 français sur 6 s’est déjà déplacé sous un prétexte. ..

Le mot prend tout son sens : le savoir-vivre, c ’est d ’abord vivre, avec les autres. Ce fameux vivre ensemble dont on nous rabâche les oreilles en ayant oublié la base de tout justement : le savoir-vivre !

Le gouvernement doit prendre des décisions difficiles mais nous devons protéger autant les entreprises que les particuliers et avec bon sens. Oui, le gouvernement a soutenu financièrement l‘économie et nous lui en savons gré, mais aujourd'hui, le doute nous saisit...

Le mercredi 28 octobre 2020, le Président de la République a incité les entreprises à privilégier le télétravail «p artout où c'est possible » tout en exhortant au travail avec insistance (et « intensité » !). Mais dès le lendemain, le Premier ministre a précisé : « Le télétravail n’est pas une option dans le secteur privé (ah bon ? Les fonctionnaires cette fois doivent travailler sur place ?). "Toutes les fonctions qui peuvent être télétravaillées doivent l’être cinq jours sur cinq (…) ". Le sentiment d'injustice lié au manque de clarté s'installe, la révolte gronde devant l'incompréhension du terrain, la contradiction et la discrimination...

Comment en sommes-nous arrivés à un nouveau confinement, moins de six mois après la sortie du premier ? Pourquoi n’avons-nous pas plus de lits de réanimation qu’au mois de mars ?
Pourquoi ce climat d’hystérie et de panique face à une nouvelle vague épidémique hors de contrôle, au point d’acculer le gouvernement à choisir à nouveau le suicide collectif ?

Fêter son entreprise ce jeudi 15 octobre 2020 relevait de l’exploit étant donné la conjoncture. Cette fois-ci (au moins un jour dans l’aimée), on a applaudi les entreprises et leurs salariés, sans oublier les entrepreneurs,
ils le méritaient bien tous.