Sophie de Menthon

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Et si nous nous serions les coudes sans défiler avec des pancartes, si nous tentions de comprendre pourquoi réformer ? Et si les médias essayaient de ne plus nous entraîner vers le catastrophisme dans un objectif d’audimat ?

On peut rêver qu'en 2019 les Français soient de bonne humeur, on gagnerait 1 point de PIB ! Nous sommes réputés pour être des Italiens de mauvaise humeur... Imaginons le climat sociétal et donc social qui se réchaufferait et cette fois dans l'intérêt général ! Quelle que soit la légitimité des revendications politiques de nos déceptions ou de nos attentes, soyons lucides : nous ne faisions que nous plaindre, nous indigner et geindre ! Pas la peine de revenir sur la chance que nous avons d'habiter un pays comme le nôtre (si, si), c'est inaudible. Aussi faudrait-il, en ce début d'année, que nous nous en prenions un peu à nous-mêmes. Nous n'arrêtons pas de râler et cela nuit au " Bonheur National Brut ". C'est notre quotidien aussi, qui finit par être miné par notre absence de savoir-vivre, au sens propre du terme. La résolution de cette nouvelle année devrait faire l'objet d'un programme national individuel et collectif à base de choses simplissimes. 

 

 

Retrouvez l'intégralité de mon article sur https://www.challenges.fr/politique/et-si-nous-decidions-de-positiver-en-2019_634431 

 

Gilets jaunes, grèves SNCF, affaire Benalla... L'année 2018 a été pour le moins éprouvante pour Emmanuel Macron. A quoi ressemblera son allocution du 31 décembre 2019? Laissons parler l'imaginaire...

a France était suspendue aux déclarations de son dernier discours attendant le miracle réconciliateur face à la fronde des gilets jaunes, mais ce lundi 31 décembre 2018, quels seront les mots, les vœux, les promesses dont il pourrait avoir la force de conviction? Imaginons aussi un instant... qu'il ait envie de partir? Peut-on pousser un homme à bout? Voici à quoi pourrait (devrait?) ressembler son allocution.

 

"Mes chers Concitoyens,

 

Me voici devant vous comme le veut la tradition, en ce dernier jour de l'année. Je pèse le poids de ce que vous attendez de moi, et j'ai décidé de me livrer à vous avec la plus grande sincérité.

Depuis le premier jour de mon élection, j'ai en mon âme et conscience tenté de faire ce que je vous avais annoncé dans ma campagne électorale. J'ai continué à tenir des propos directs qui vous avaient séduits et je suis profondément affecté qu'ils vous aient ensuite choqués, et aient été aussi mal interprétés. Je ne reviendrai dessus que pour vous dire qu'ils traduisaient les meilleures intentions de ma part, depuis les Gaulois réfractaires qui étaient à mes yeux non seulement sympathiques (Astérix n'est-il pas un héros national aux yeux des enfants?) mais aussi le reflet d'une personnalité collective qui a fait notre histoire à base de résistance, de révoltes et de bravoure; de même que mon indignation devant une misère persistante alors que nous étions ceux qui consacrions le plus de moyens à lutter contre! Le fameux "pognon fou"  dont je déplorais seulement l'inefficacité sans remettre en question le moins du monde l'investissement nécessaire...

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/le-discours-qu-emmanuel-macron-devrait-tenir-le-31-decembre_633669

Plutôt qu’un recours au RIC, si l’on réactivait la mission du CESE d’offrir une possibilité consultative qui pourrait être le lieu de l'assemblée citoyenne ?

 

En ce moment le leitmotiv médiatique est le recours "indispensable" au Référendum d'Initiative Citoyenne (RIC) pour suppléer une Assemblée nationale qui ne servirait à rien et ne représenterait pas le peuple. C'est aux carrefours des routes désormais que l'on devrait voter, en résumé instaurer la consultation permanente des gilets jaunes ! Ainsi la démocratie ne suffit plus et il faudrait laisser s'exprimer tout le monde, à tour de bras et sur tout, on peut d'ailleurs imaginer aisément le retour à la peine de mort, la décision de fermer les frontières, la réquisition des biens des trop riches selon un principe de bonne répartition, etc.

Au-delà de la caricature, il est certain qu'il serait souhaitable de mieux écouter l'opinion plutôt que d'être abandonnés, parfois au détriment général, aux mains de technocrates qui inventent des textes abscons, trop intelligents. Mais ce qui est navrant c'est notre incapacité à utiliser simplement ce qui existe : ainsi la possibilité et le principe de recourir à des référendums d'initiatives populaires existe bel et bien !

 

Le CESE aux abonnés absents

 

Le fameux CESE (Conseil Economique Social et Environnemental), qui cherche sans succès à justifier son existence et que tous les présidents de la République ont eu envie de supprimer sans en avoir le courage, est à la base l'assemblée de la société civile. Il a été perverti et sert de fait à donner des fromages aux représentants syndicaux pour des tractations entre soi de donnant-donnant, quelques rapports forcément consensuels classés immédiatement, et à remercier les amis du pouvoir. Mais, cette assemblée, la troisième de l'État, aurait pu et pourrait encore être le lieu de l'assemblée citoyenne demandée par les nouveaux citoyens en gilets jaunes. Pour cela, il conviendrait alors de faire table rase de sa composition actuelle et de redéfinir les modalités de fonctionnement (économies pour l'État garanties : plus personne n'est payé, on installe les locaux ailleurs qu'au magnifique Palais d'Iéna). Depuis l'élection d'Emmanuel Macron, faute de le dissoudre, on s'est contenté de supprimer la "section des personnalités qualifiées" pour justement que l'on n'accuse plus le gouvernement de nommer des copains...

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/le-referendum-d-initiative-citoyenne-cela-existe-deja_632704?utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1545238614

La prime de fin d'année ou comment une idée simple et surtout de bon sens, des patrons vis-à-vis de leurs salariés, révèle un chef d'œuvre administratif franco-français de ce qui paralyse la France et les entrepreneurs.

Il est beaucoup moins rare qu'on veut bien le faire croire que des patrons demandent à augmenter leurs salariés ! Ce fut le cas devant la revendication des gilets jaunes liée au pouvoir d'achat. Les entrepreneurs ont ainsi proposé de pouvoir avoir l'opportunité de donner, librement, une prime défiscalisée pour le salarié et l'entreprise, et hors charges sociales.

C'est là que le parcours du combattant commence, le problème étant dans le "librement". Il s'agit d'abord de faire connaître cette proposition car faire une suggestion directe au gouvernement c'est l'assurance de ne pas avoir de réponse, ou que les services réfléchissent (réponse possible pour 2020 ?).

Il a été décidé auparavant de prévenir les mouvements patronaux " représentatifs " et de voir s'ils cautionnaient l'idée et voulaient s'y associer. Dans le cas présent la réponse fut négative : "dangereuse", un "précédent", "ce n'est pas aux entreprises de réparer les bêtises de l'État" (pas faux), "cela va troubler les négociations en cours", "on y avait déjà pensé jadis..." etc.

Fin de non-recevoir de Bercy

Mais persévérer est un travers entrepreneurial aussi fut-il décidé d'envoyer une lettre ouverte au ministre de l'Économie et des Finances, ce qui a l'avantage que la presse s'y intéresse parfois, ainsi le ministère (prévenu par politesse avant publication) réagit. La réponse de Bercy ne se fait effectivement pas attendre :

" Nous vous remercions de votre contribution au débat. Rien n'empêche évidemment les chefs d'entreprise de verser une prime de fin d'année. Toutefois, votre proposition en fait supporter une partie du coût aux finances publiques et aux contribuables. Je vous rappelle par ailleurs que le PLFSS prévoit une suppression du forfait social sur l'intéressement pour les entreprises en dessous de 250 salariés. Bien à vous."

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur  https://www.challenges.fr/politique/l-histoire-folle-d-une-prime-a-la-francaise_631448

 

Aucune proposition économique pour calmer les révoltés aujourd’hui ne sera saine pour l’avenir. Il faut faire passer la sécurité, l’autorité et la liberté de circuler avant tout ; puis lancer la réforme de l’Etat, des régions et territoires éloignés et baisser les dépenses publiques avec une méthode nouvelle.

Sympathie, empathie, compréhension… Tout cela n'a plus de sens dans le capharnaüm actuel des revendications. Oublions même la violence qui met le pays en état quasi insurrectionnel, et ne réfléchissons qu'à l'absurdité des demandes qui vont crescendo et qui menacent l'économie du pays et de ceux-là même qui manifestent.

Il faut dire que tout se confond dans un grand désordre mental : les taxes sur l'essence, celles sur la vie quotidienne, l'écologie, l'avenir de la planète, l'augmentation prévue de l'électricité, l'ISF, les taxes sur les sodas, l'alcool,  le SMIC, l'injustice des salaires etc. d'où le soutien a priori massif de la population, mais qui ne ressent pas un ras-le-bol fiscal ?

Nous sommes dans une situation inextricable car ceux qui souffrent d'un pouvoir d'achat trop faible, demandent en contrepartie des aides de l'État plus importantes. On veut des services publics plus performants qui coûtent plus chers, on veut une hausse des minimas sociaux, on veut des cantines gratuites, on veut des retraites plus élevées, une médecine gratuite, un départ à la retraite à 60 ans ... une liste à un Père Noël ruiné et en plein désarroi : comment "en même temps" baisser les impôts ? Personne ne veut voir la bouteille à moitié pleine !

 

Retrouvez l'intégralité de l'artcile sur https://www.challenges.fr/politique/gilet-jaunes-ou-la-france-prise-au-piege-d-un-etat-depasse_630324

Les chefs d'entreprise préféreraient offrir de meilleurs salaires plutôt que de donner 45% aux organismes sociaux sur le montant du salaire versé.

ll ne faut pas se tromper sur cette révolte qui a été déclenchée par la hausse du prix de l'essence, c'est en fait un cri de détresse sur le pouvoir d'achat qui s'est érodé, tandis que les gouvernements successifs se trouvent contraints de payer la dépense publique qu'ils ne parviennent pas à réduire. Ne soyons pas dans le déni…

La récrimination lancinante contre les patrons "qui s'en mettent plein les poches" est d'autant plus injuste que ces derniers aimeraient payer davantage leurs salariés plutôt que de donner 45% aux organismes sociaux sur le montant du salaire versé. Au final, les prélèvements sociaux sont pratiquement équivalents au salaire net perçu par le salarié. Lorsqu'un salarié touche 1.700 euros, les charges patronales sont de 940 euros et il coûte 3.265 euros à l'entreprise. Il faut systématiquement continuer de dénoncer l'écart qui existe, surtout au moment où les gilets jaunes ont attiré l'attention sur la modestie de certains salaires qui permettent à peine de vivre. Il faut admettre que le revenu disponible moyen par ménage a reculé de 440 euros entre 2008 et 2016 (en euros constants) et cela serait dû aux évolutions de la législation socio-fiscale, selon une étude de l'OFCE. Et les fameuses heures supplémentaires qui ne sont plus défiscalisées pour les salariés ?

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/des-charges-trop-lourdes-pour-baisser-le-cout-du-travail_628812 

Education nationale, santé, gestion des entreprises, politique énergétique, l'Etat protecteur était censé mieux gérer que le privé. Pourtant en 30 ans, le rapport de force s'est inversé, mais la facture de l'Etat reste toujours à notre charge.

 

On peut être révolté, porter des gilets jaunes, se déclarer de droite outrée, ou de gauche scandalisée, protester contre toutes les réformes qui ne concernent pas seulement le voisin … mais notre mauvaise humeur s'explique : nous avons été trompés et depuis trop longtemps par l'Etat et ceux qui nous gouvernent, souvent de bonne foi - sauf lorsqu'il s'agit de mensonges volontaires électoraux !

On nous a fait croire que le modèle français était éternel et nous protégeait de tout. L'Etat providence qui nous berce d'illusions est une bénédiction car il laisse croire aux Français que la providence est incarnée par nos hommes politiques tout puissants. Aujourd'hui encore, on nous vend le concept de l'Etat protecteur, mais la protection, c'est nous qui la payons, nous qui nous la constituons. En France, on refuse le principe de responsabilité individuelle pour mieux rendre les Français dépendants.

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/30-ans-que-l-etat-se-trompe-et-nous-trompe_627423

 

Pour lutter contre la fraude fiscale dorénavant, les réseaux sociaux seront espionnés par le fisc, ainsi Bercy donnera des récompenses aux citoyens qui se feront les « rapporteurs » des tricheurs...

 

L'enfer est pavé de bonnes intentions. Ainsi, lutter contre la fraude fiscale est-il un bon objectif, mais tous les coups sont-ils permis ? La délation ou la dénonciation : les termes ne sont pas tout à fait équivalents, mais évoquent des comportements choquants qui résultent la plupart du temps de la médiocrité et de la jalousie propre à l'âme humaine. Lorsqu'on sait que de nombreux contrôles fiscaux sont effectués sur dénonciation, on n'a pas forcément une très belle image de nos concitoyens, d'autant que ces dénonciations sont sous couvert d'anonymat pour le délateur citoyen, alors l'administration est déçue parce qu'1 contrôle fiscal sur 4 ne débouche sur rien !

Nos enfants n'ont-ils pas été éduqués selon le principe que les "rapporteurs" étaient de vilains petits canards, mis au banc de la classe ? De la même façon, à juste titre, on a porté au pinacle ceux qui en temps de guerre ont résisté à la dénonciation, au prix de tortures et parfois de leur vie... Autres temps autres mœurs ? Certes “ce n'est pas la même chose" mais le principe reste le même et les valeurs morales ne sont pas élastiques selon les circonstances.

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/impots-le-jeu-malsain-de-darmanin-avec-les-reseaux-sociaux_626235

Taxe additionnelle sur le coût du carburant alors que le prix de l'essence augmente, sur la distribution des colis commandés sur Internet, sur les chèques vacances... La créativité est sans limite pour taxer les Français alors que pour diminuer les dépenses publiques, on attend toujours.

C'est une épidémie, ils n'en mourraient pas tous, mais tous étaient taxés. Un cas par jour, au minimum. La "taxicomania " est plus grave qu'on ne le croit car l'épidémie s'autoalimente et crée elle-même de nouveaux virus supposés être des antalgiques destinés aux patients les plus atteints ! Le tout coûtant cher à tout le monde. En résumé, une taxe peut en cacher une autre...

Cette fièvre fiscale nécessite, à la vue des réactions des patients (qui ne le sont plus) et des urticaires géantes provoquées, que l'on fasse des saignées un peu partout, pour en fait entretenir la bonne santé du grand corps malade qu'est l'État. Il faut inlassablement faire des prélèvements au laboratoire de Bercy pour remplir les artères du pouvoir. Mais on est conscient au sein du corps médical lui-même, que les saignées sont parfois trop radicales et peuvent achever les malades, le SAMU fiscal invente donc de nouveaux protocoles.

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/economie/quand-les-technos-de-macron-inventent-une-taxe-par-jour_624583

Il y a danger à disqualifier des revendications des classes populaires qui, ne comprenant plus rien, se laissent entraîner par des leaders démagogues. Mais la responsabilité de ce rejet revient aux "élites " au pouvoir

L'utilisation du terme " populisme " désigne les nouveaux partis à abattre. Dommage que ce mot soit employé de façon péjorative avec une volonté implicite de disqualifier le peuple. Qu'il s'agisse de la gauche ou de la droite on désigne sous ce terme les partis extrémistes. Les qualifier de populistes ne résout rien des problèmes qu'ils posent et ne répond pas aux problèmes soulevés, les discréditer, même si c'est tentant est un signe d'impuissance et de mépris. Cela finit par faire beaucoup de gens à mépriser !

Pourtant le peuple a toujours été un peu présumé stupide, supposé ignorant ; un mépris qui a contribué à créer le "populisme" qui se caractérise par un type de discours et d'idées politiques simples revendiquant les intérêts du "peuple" par opposition à ceux de "l'élite". Platon le premier n'a-t-il pas encouragé les élites ? Lui qui prévoyait que le meilleur régime, la République, serait gouverné par les "sages", parce que le peuple n'est pas assez éclairé dans sa majorité pour se gouverner seul. Mais les sages d'aujourd'hui ne sont pas si sages qu'ils le croient : gouvernants politiques discrédités, nouvelle caste médiatique, élites en France incarnées par des énarques fruits d'un système éducatif confiscatoire. Alors, il y a un vrai "créneau" y compris aux Etats-Unis, pour balayer ceux qui tiennent le haut du pavé républicain et s'engouffrer dans la brèche de plus en plus béante de ceux qui se prétendent proches du peuple, au sens noble du terme.

 

Retrouvez l'article de Sophie de Menthon sur https://www.challenges.fr/politique/populisme-ou-le-danger-de-se-couper-du-bon-sens-populaire_622640