Sophie de Menthon

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Le mouvement Ethic s'intéresse au cas de conscience posé par l'appel d'offre destiné aux fournisseurs pour construire à construire un mur entre le Mexique et les USA . 

Le mouvement Ethic a demandé à cinq candidats à la présidentielle de réagir à 14 mesures proposées sur le Smic, le statut des fonctionnaires, l'Education Nationale, le chômage, etc. Et voici leurs réponses en PJ ou sur

Nous sommes tous en train de nous demander pour qui voter et, comme dans The Voice, la télé va faire la différence :

La perte de repères économiques et politiques liée à l'accélération du progrès et de la révolution technologique aboutit au retour du protectionnisme et du populisme. Quand on a peur, on s'enferme chez soi.

C'est acquis, le salarié doit être protégé à tout prix, et surtout de l’emploi ! Les employeurs, c'est bien connu, ne cherchent qu'à le recruter pour mieux le virer et, en attendant, l'exploiter.

Dans un pays où l'appartenance politique est quasi-génétique, difficile d'assumer voter pour un homme qui assume vouloir se placer au-dessus des clivages.

L'appauvrissement volontaire presque revendiqué du vocabulaire, en particulier chez les jeunes est un signe alarmant, précurseur d'une pensée aussi pauvre que les mots qui l'expriment.

Cela finit par ressembler à un roman d'Agatha Christie "Les 10 petits nègres", on se demande quel est le prochain sur la liste ?

On attend le souffle court la suite du feuilleton de mise à mort du candidat François Fillon. Impossible d'y échapper : quotidiens, Internet, TV,  café du commerce, dîners de famille ... On en est au stade où l'on voudrait que le héros de Koh Lanta se sauve et qu'il renonce, qu'on le croit coupable ou pas coupable, trop c'est trop.

Les princes qui nous gouvernent continuent à se méfier des patrons, déplore la présidente du mouvement Ethic. Mauvaise pioche pour la France.
Par Sophie de Menthon

 

Il est grave dans une campagne presidentielle qu'aucun candidat (ou presque) n'assume de soutenir réellement l'entrepreneur, son rôle moteur dans l'économie du pays, la légitimité de ses revendications et son désir sincère de faire réussir une équipe.
Rien à faire: c'est implicitement un exploiteur et un profiteur dans l'imagerie politicomédiatique. On légifère sans cesse pour l'empêcher de nuire, il est supposé vouloir allonger le temps de travail sans payer plus, souhaiter la baisse de charges uniquement pour que les salariés lui coûtent moins cher ; il stresse son personnel, crée un univers de "pénibilité" insoutenable, ne recrute que pour virer, exige de ses collaborateurs qu'ils soient connectés la nuit et le week-end...

Quand nos élus veulent se faire applaudir à peu de frais, ils embraient sur les salaires exorbitants des malfaiteurs du Cac 40. Quel homme politique dira un jour quelque chose de positif sur un de ces patrons? Ils ne paient pas assez d'impôts en France? C'est le grief, mais quand comprendront-ils que la concurrence fiscale est mondiale, et qu'on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre? Les quèlques tentatives de réhabilitation font scandale, rappelons-nous Emmanuel Macron en Californie osant affirmer que c'était parfois plus dur d'être patron que salarié... Aussi s'accrochent-ils à l'ISF, impôt stupide et unique au monde: l'impôt spécial patrons! Auquel seul François Fillon ose s'attaquer.

Le vocabulaire politique témoigne de la peur du loup : oubliés le "patron" (l'exploiteur) ou le "chef d'entreprise" (plus acceptable), l'"employeur" désigne le coupable, terme choisi par l'inspecteur du travail et les syndicats hostiles — l'exploitation de l'homme par l'homme.

Qui est responsable de cet état de fait? Est-ce la faute de l'Ena, qui privilégie l'État dans tous les domaines? De nos relents de révolutionnaires fervents adeptes d'une lutte des classes transposée à l'entreprise? De l'ignorance totale de nos ministres et conseillers vertueux sur la façon dont fonctionne une entreprise au quotidien? Des médias colporteurs de pensée unique, qui s'estiment détenteurs du bien et du mal, redresseurs de torts et d'inégalités en tout genre? De notre amour pour l'emploi à vie et le statut de fonctionnaire? À moins que ce ne soit le cocktail de tous ces facteurs qui nous enivre et crée notre inconsciente fierté du modèle français, que personne n'envie au point de l'imiter et d'en appliquer les recettes cramées.

En fait, la lutte des classes est toujours là: la classe politique contre la classe patronale. C'est la condition nécessaire et suffisante, pensent-ils tous, pour se faire élire. Or, les conditions de la vraie réforme de notre pays tiennent à la réhabilitation médiatique et politique du monde de l'entreprise. Marine Le Pen a mis les pieds dans le plat: «Je rêve d'un pay s d'entrepreneurs heureux. »

On nous parle de "créer un climat de confiance" mais c'est l'inverse qui est nécessaire: faire confiance aux entrepreneurs! Cesser de voiùoir les encadrer, les contrôler, les punir, les soupçonner, les taxer. Chacun de leurs gestes managériaux quotidiens est l'objet de suspicion: 400 lois nouvelles concernant les entreprises pendant ce quinquennat.

Moins une société se fait confiance, plus elle a besoin de normes. Comment faire apparaître un nouvel état d'esprit insufflé par ceux qui prétendent nous diriger? Les politiques craignent les chefs d'entreprise, ils ne sont pas de la même race, ils veulent les garder sous tutelle en prétendant protéger toujours plus les salariés a leur détriment. Il faut casser la consanguinité de la classe politique tout entière et mettre quelques entrepreneurs aux manettes, qui savent de quoi ils parlent, qui savent ce que c'est qu'un compte d'exploitation, une dette, la concurrence, le marché... En voulant sortir les sortants, n'est ce pas ce que réclament les Français?