Sophie de Menthon

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Avec des SI on mettrait l'education en bouteille ! Le moins que l'on puisse dire c'est que l'agence de communication du medef qui a conçu la campagne concernant l'ecole, ferait mieux de retourner... à l'école ! " si l'école faisait son travail , j'aurais du travail !"

Fainéant est un joli mot pour un vilain défaut qui qualifiait même jadis certains de nos rois, et aujourd'hui certains de nos politiques pour leur résistance à réformer... Mais lorsque le Président de la République prononce le mot, les médias s’emballent et les français aussi. Les opposants politiques se sont jetés sur l'adjectif avec voracité d'autant qu'il faut trouver chaque matin l'objet d'un nouveau scandale Macroniste, et ça c'est du boulot !

Le mot ainsi proféré fait débat. Fainéants, se demandent certains, est-ce synonyme de glandeurs ? Non, réflexion faite on peut glander de temps en temps sans être fainéant. Flemmard ? Non plus : "j'ai la flemme " peut être l'expression momentanée d'un refus d'une action spécifique à laquelle on répugne. Le "poil dans la main" serait un qualificatif qui pourrait en revanche caractériser notre homme, on parle même parfois de baobab pour les plus atteints. Il y aussi le cossard, le clampin, le cagnard (littéralement, qui a la fainéantise du chien), le lézard, le tire au flanc, l'oisif, l'indolent, le dilettante... Un vocabulaire pléthorique dont chaque appellation serait devenue la pire des insultes. En tous les cas : ce n'est pas de vous dont il s'agit, ce sont les autres. Les porte-paroles l'ont bien expliqué.

Mais ouf ! Il s'agit d'un lointain passé, car vous l'avez forcément remarqué, la paresse a disparu par enchantement (grâce à la gauche disons-le) de la liste nos péchés capitaux. Nous nous sommes améliorés au point que plus personne ne mérite cette accusation désormais non fondée.

Les écoliers ne sont plus jamais paresseux : ils ne sont pas motivés (le prof n'est pas bon), ils ont un défaut de concentration (vite un psy), ils ne s'intéressent pas du tout au cours (il faut modifier les programmes), on leur donne trop de travail (grand débat sur le travail à la maison).

De même, comment concevoir qu'un salarié puisse se voir reprocher d'être paresseux ? Quelle agression inique. L’accusateur patronal serait condamné immédiatement aux prudhommes sans aucune circonstance atténuante. Le salarié ne peut qu'être victime du rendement, une torture capitaliste ; il est forcément exploité avec une charge de travail trop lourde pour lui (quelle que soit sa fonction) mais il n'est jamais fainéant, au pire, il est surbooké, en burnout, démotivé ou il a des problèmes...

Quant aux français en général ils sont courageux, au point d'avoir à force de luttes énergiques, de grèves épuisantes, obtenu de vivre au pays des 35 heures.

Ils battent, grâce à une productivité éreintante le record mondial des congés payés et des jours fériés, sans oublier qu'ils sont champions des arrêts maladie également intitulés "congés maladie". Ce sont les inventeurs du "pont" permettant de relier week-end et jours fériés. En un mot de véritables ingénieurs courageux... de la paresse en douce.

 

L'été est la saison des mariages et vous avez tous, plus ou moins, été de la fête... C'est le cas de le dire, car l'union de ceux qui s'aiment est devenue un spectacle organisé, un show calibré destiné à mettre en scène non pas la cérémonie en elle-même, mais la célébration des stars d'un jour. Ego quand tu nous tiens !

Quasi impossible d’échapper à cette course du voile, les parents et les enfants s'endettent, il faut surpasser les autres, surprendre, afficher : luxe, paraître, et volupté. On ne regarde pas à la dépense, quels que soient les milieux sociaux et les revenus financiers : on claque ! C’est gênant et un peu vulgaire, la simplicité est un luxe que tout le monde n'a pas les moyens de s'offrir.

La recette est à chaque fois à peu près la même : branle-bas de combat, il paraît qu'il faut s'y prendre 1 an à l'avance pour quoi faire on ne sait pas très bien, sinon réserver le lieu, château, restaurant, club, salle... Créneau étroit à la recherche des beaux jours pour le grand déchainement qui va se mettre en place. Dans l'entreprise, l'annonce d'un mariage est la garantie que le temps passé sur internet qui y est consacré est incalculable. Le service entier s'en préoccupe. Une satisfaction tout de même, le virus ne touche pas les hommes, ils sont assez indifférents aux préparatifs mais se plaignent toutefois des agressions dont ils sont victimes parce que "pas assez concernés".

Les très snobs ont un "wedding planner", idée piquée à Hollywood ; il s'agit d'une femme (en général) spécialisée dans la mise en scène et les bonnes adresses ; elle est là pour faire économiser de l'argent, mais en fait surtout en faire dépenser un max. On doit s'incliner devant son bon gout présumé et son autorité, elle "sait" ! Et pour le prouver fait du "name dropping" avec références aux" vrais" grands mariages qu'elle a organisés. La Madame Loyal du commerce sentimental décide, organise, console, réconcilie, contrôle le déroulement et facture son grain de sel.

Nous n'évoquerons même pas les affres, cette fois, traditionnelles, du choix de la robe jadis tenu secret et qui se transforme en une consultation amicale élargie sur internet. On se susurre le nom du couturier (le petit créateur secret qui permet d'éviter la ruine)

Les faire-part doivent être originaux, ce qui signifie en général un crescendo dans la créativité désastreuse oscillant romantisme humour et coolitude. Par souci d'indépendance on fait parfois annoncer le mariage par tout le monde... sauf les parents ! Ambiance. Eviter la tradition est un principe, mais en même temps il faut faire comme tout le monde...

La liste des invités fâche généralement les deux familles, ce qui donne un certain répit pendant lequel plus personne ne se parle. Chacun est supposé payer pour ses invités mais la question du nombre est dure à trancher et sujette à de nombreuses contestations. Il y a ceux qu'on aime, ceux qui sont utiles, importants, incontournables, ceux dont on a honte vis-à-vis du clan adverse, ceux avec qui tante Jeanne est brouillée, ceux qu'on invite au lunch mais pas au dîner, ceux qui reçoivent un faire-part mais ne sont invités à rien ... Il faudra aussi gérer le mariage civil, s'il est juste avant comment occuper les participants et gérer les trajets et le temps à occuper !

Les incontournables enfants d'honneur (on fournit les socquettes à fleurs, le T-shirt marin (pour la Bretagne) le panier en osier mais les parents des heureux petits élus auront des instructions strictes et un uniforme indiqué, adresse obligatoire (hors de prix).

Et la messe ? C’est vrai, on avait presque oublié. Trouver un prêtre branché, ou une dérogation (le marié n'est pas baptisé !) les chants, chorale ? J’en connais qui ont pris un disc-jockey pour l'église. Le top challenge sera de filmer les larmes de la belle-mère, de l'ex, du marié et tous les moments les plus intimes, dont l'échange du OUI.

Le buffet et le traiteur seront pendant des mois le principal objet des débats. On se souvient de la scène de cinéma mémorable : "quel traiteur voulez-vous ? Réponse : LENOTRE... réaction courroucée : "Pourquoi le vôtre ?"

Le moment très attendu est celui des discours ; généralement les pères s'en sortent, les frères et sœurs moins bien : règlement de compte à OK Corral. Les vidéos virent au cabaret de comique troupier, entre le bêtisier et la télé-réalité familiale. Qui veut absolument voir la mariée sur son pot à 8 mois ? Le marié en train de rouler son premier baiser (à une autre) ? Le récit des études désastreuses de la jolie blonde sous le voile ? On ne vous épargne rien, plus c'est cruel, plus c'est drôle. Il y a quand même des moments de flottements à combler mais the show must go on : les mariés démarrent alors une course étape consistant à courir en sautillant à travers les tables sur un rythme endiablé. On ne s'en lasse pas, ils recommenceront Le dernier must est que l'assistance imite les "youyous" (bruits de bouche festifs berbères) pour les accompagner.

Vous êtes assis depuis 3 heures, vous avez éclusé tous les sujets de conversation avec des gens que vous connaissez peu ou pas, ne vous inquiétez pas la musique empêchera vite toute conversation en rendant sourds tous ceux qui ne le sont pas encore.

Si vous additionnez le prix du cadeau : fini le “souvenir" qui prenait du temps et du cœur, il faut passer à la caisse commune pour le voyage aux Bermudes en l'additionnant avec le prix de votre tenue, du déplacement si c'est en province etc. C’est un investissement qui lui sera mémorable, à raison de 3 ou 4 mariages par saison...Vous vous demandez si on ne pourrait pas défiscaliser ?

Les noces depuis Cana, ont toujours fait l'objet de fêtes plus ou moins somptueuses, la prime revenant quand même aux mariages royaux anglais ! De là à vouloir faire aussi bien ! Nous assistons à un nouveau phénomène de mode qui laisse à chaque fois un curieux gout de déjà vu, de fête sur catalogue, de médiatisation des sentiments car pour finir on se repassera les photos, les WhatsApp, vite ! Quel est le site ? Et allez voir sur Facebook : finalement c'est mieux en photo.

Quand on pense qu'il y en a qui se marient dans l'intimité ! Quelle folie...

Et puis, il y a les exceptions, les mariages sans ostentation affichée, sans céder au rituel de la branchitude, mariages populaires ou bourgeois, traditionnels dans le bon sens du terme et qui ne se résument pas à laisser penser que se marier c'est faire la bringue et en mettre plein la vue aux invités.

Le recueillement, les enfants qui courent partout, une joyeuse improvisation, un léger désordre, le talent de quelques discours travaillés, la tendresse qui remplace l'exaltation, des jolis chapeaux, la famille à l'honneur, les mariés qui s'éclipsent parce qu'ils ont envie d'être enfin seuls : le plus joli dénouement ...

 

Attention à ce que vous dites ! Le faux pas vous guette à chaque instant, vous êtes un macho qui s'ignore, votre langue est celle d'un réac absolu et mademoiselle, madame, n'acceptez plus que l'on s'adresse à vous avec cette interpellation différentielle stéréotypée.

Le cabinet de Muriel Pénicaud envisagerait une augmentation de 25% des indemnités de licenciement, en contrepartie de la mise en place d'un plafond d'indemnités de licenciement.

Est-ce un classique marketing médiatique ? De l'incompétence moutonnière ? De la mauvaise foi teintée de rancœur ? A moins que ce ne soit seulement la tentative de faire vendre en inversant la tendance des gros titres... Après avoir descendu avec un parfait unanimisme, celui qui n'avait pas de parti, qui n'était qu'un clone de Hollande manipulé, qui n'aurait jamais de majorité (...), les mêmes commentateurs et journalistes, sans la moindre hésitation, toute honte bue, ont encensé celui qui avait déjoué tous leurs pronostiques. Une période de macron-mania qui répondait à la bonne humeur du pays et à une certaine fierté que nous partagions avec l'étranger, difficile d'aller à contre-courant.

Finalement, après plusieurs mois de recul, on peut dire que Brigitte Macron a fait beaucoup plus qu'on ne le croit pour la cause des femmes.

C'est quand même plus sympa que tous les autres qualificatifs du genre: mensonger, faux, malhonnête, frauduleux, magouillé, etc. Un terme subtil, critique mais pas trop, réprobateur mais en douceur ; avec insincère on n'est pas loin de la sincérité finalement, on frôle la vérité, on sent que les auteurs pourraient ne pas avoir fait vraiment exprès de truander.

Les Français, et l'on peut s'en réjouir, ont un désir d'éthique plus intense que jamais. Non pas pour eux mêmes, puisque les fraudes continuent allègrement de croître et de se multiplier, mais pour tous les nantis de toutes sortes. Par nantis, il faut entendre globalement les riches, les évadés fiscaux, les politiques, les privilégiés en tous genres. Pour les riches et l'évasion fiscale, on s'en occupe ; pour les politiques, le grand nettoyage bat son plein. Il faut dire que ceux à qui l'on ne passe rien, du petit patron dont on conteste la note de restaurant qui inclue un cigare en terrasse de son client (sic), en passant par les PV, amendes, redressements en tous genres, il est insupportable de voir l'impunité de ceux-la mêmes qui donnent des leçons à longueur de journée.