Sophie de Menthon

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" Etat profond ". C'est l'expression utilisée par le président de la République, lorsque celui-ci a assisté, impuissant, à la réponse d'un policier au téléphone à une femme battue, apeurée qui lui demandait de la raccompagner chez elle pour prendre quelques affaires et qu'elle avait peur... Le président était venu incognito écouter les appels du numéro spécial destiné à ces femmes : impossible de réagir. Au-delà de l'exaspération partagée par chacun d'entre nous, on est presque heureux qu'Emmanuel Macron ait vécu en direct cette opposition statique que nous constatons tous régulièrement dans nos vies professionnelles et personnelles.

Il y a une réalité insupportable de ces pesanteurs indifférentes qui bloque les réformes de la France.

Le concept d’Etat profond n'a pas été inventé dans cette circonstance, il est né en Turquie lorsque les réseaux s'opposaient à la démocratisation du pays, puis dans les États-Unis de Barak Obama et de Donal Trump qui se sont plaints à plusieurs reprises d'une forme de résistance de l'administration malgré le "spoil system" qui  permet à chaque élection présidentielle de remplacer les fonctionnaires au pouvoir.

On peut légitimement penser que le discrédit de la classe politique tient partiellement à cet "état profond" on aurait pu dire léthargique. Les mesures, les lois, les décrets d'application prennent un temps fou qui n'a rien à voir avec le temps réel devant les urgences de la vie et les besoins des citoyens ; mais il y a bien pire c'est la résistance passive d'une administration profonde qui, de fait, a le pouvoir absolu de ne rien faire, de faire trainer, d'enterrer...

Les "strates" administratives ont la peau des plus dynamiques.

Face à cela, la réaction antinomique consiste à ajouter des commissions aux commissions, des règlements aux règlements, des formulaires aux formulaires, on simplifie par ajouts. Les "fonctionnaires profonds", appelons-les ainsi, se sentent légitimes, c'est le mode de fonctionnement qu'ils ont toujours connu, protégés par ces mille feuilles que personne n’a cherché à détruire : à ce stade, il s'agit bien de détruire et non plus de réformer, il faut repartir de zéro.

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/etat-profond-tres-profond_674036

Le mot d'ordre de la fameuse "rentrée" c'est "la concertation". Le principe consiste à demander l'avis de tout le monde sur un sujet afin de reporter les décisions avec détermination avant d'autres concertations, tout en maintenant fermement les réformes.

Le leitmotiv de tous ces atermoiements : le "manque de moyens". Ah ! Si on avait plus de moyens tous les problèmes seraient résolus... Et, franchement, si les dépenses de l'Etat étaient une garantie de bon fonctionnement, nous serions un pays d'excellence, voire les premiers du monde ou presque. Bercy cherche donc des rentrées d'argent mais, pour Bercy, c'est tout le temps la rentrée.

La "rentrée politique" est "en ordre dispersé". Les universités d'été des partis fleurissent, les partis aussi, surtout à droite. Mais c'est aussi l'occasion de repartir en vacances, à La Baule pour LR par exemple. Plus amusant que "Libres" à Brive la Gaillarde. La gauche, elle, a tenté cette année de reprendre du service après avoir séché son université pendant 4 ans : absentéisme prononcé et remarqué des anciens élèves. Les écolos à Toulouse et les Insoumis... nulle part. En cure de repos pour se remettre des défaites. La rentrée de Xavier Bertrand se fera carrément à la TV dans une émission spéciale sur France 2 : il va gagner le prix de l'université à plus forte audience.

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/retraites-education-violences-faites-aux-femmes-privatisations-la-rentree-de-la-concertation_672595

Après des années de discrédit, après que l'acronyme Medef (mouvement des entreprises de France) a remplacé les initiales honnies du CNPF (repaire de patrons à l'ancienne, bêtes noires des syndicats, devenu le sigle les plus détesté de France !), voilà que ce même Medef, et avec lui  tous les entrepreneurs de France, redressent la tête.  Alors que le monde va mal, que les populismes gagnent, que les guerres en pleine réhabilitation et comme dans la chanson d'Aznavour les Français lui fredonnent "et pourtant, pourtant je n'aime que toi ...".

 

Devant le rejet des politiques, l’insécurité qui gagne, les challenges insolubles les Français ont choisi. Ils ont confiance dans leur entreprise, c’est un refuge presque au même titre que leur famille. Et ce n'est pas sans raison : c’est le résultat des efforts des entrepreneurs qui n’ont cessé d’anticiper pour affronter un nouveau monde, d’investir en prenant des risques pour remplacer des secteurs qui disparaissent. Malgré des lois pléthoriques supposées les contraindre (pour leur bien !) les entreprises résistent et se battent, et la reconnaissance est au rendez-vous.

Oui, nous faisons confiance à l'entreprise pour trouver des solutions et, en particulier, à l’écologie sous toutes ses formes. Les Français ont commencé à comprendre que lorsque les entrepreneurs s‘attaquaient à tout problème quel qu’il soit, ils trouvaient la solution. Les Français ont compris, sauf ceux dont c’est le fonds de commerce de ne surtout pas comprendre, ils ont pris conscience qu’il était plus que temps d’arrêter de se payer de mots et de formules hors sol lorsqu’on prétend vouloir à tout prix sauver la planète, on ne peut renoncer à nourrir, vêtir, soigner, loger et transporter 7 milliards d’hommes sur la terre sans avoir recours à l’abominable économie marchande et non pas à la miraculeuse décroissance.

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/economie/universite-d-ete-du-medef-2019-climat-inegalites-conflits-quel-capitalisme-demain_671192

Il n'est pas besoin d'être de droite et encore moins d'extrême-droite pour avoir une envie irrésistible "d'ordre" ces derniers jours. Soyons honnêtes, laissons-nous aller, avouons : nous en avons marre, mais vraiment marre !

 Il ne s'agit pas de mauvais sentiments qui auraient remplacé le politiquement correct relégué au placard, ni de près ou de loin d'un relent "fasciste" (l'accusation à la mode), ni de racisme, ni de ségrégation, ni de discrimination... Aucun rapport avec tous ces mots que l'on nous assène avec un index médiatique menaçant pour cette culpabilisation incessante qui nous gagne peu à peu pour notre plus grand mal.

Nous en avons seulement par-dessus la tête de ces violences, de ces attaques, de ces scandales dont on nous abreuve jusqu'à la lie jusqu'à ce que le suivant chasse l'autre.

Qu'avons-nous fait au Bon Dieu ?

Nous en avons assez que le plus beau feu d'artifice qui soit, celui du 14 juillet de cette année accompagné d'un concert féerique, ait été l'occasion pour que des minables cassent, encore, ce qu'ils trouvent sur les Champs-Elysées. La fête nationale une bonne occasion ? Nous sommes outrés que le même soir des individus sous prétexte qu'ils gagnent une demi-finale de football se comportent comme des voyous prenant même le périphérique à l'envers ! Marre que des hordes régulièrement s'en prennent aux forces de l'ordre, aux pompiers à coups de mortier dans les banlieues… 195 voitures brûlées à Paris en deux nuits, mais ça c'est presque de l'ordinaire ! D'ailleurs, la préfecture ne veut plus communiquer de chiffres, ils ont peur que les intéressés veuillent établir des records. Nous en avons assez que nos policiers et nos gendarmes "principalement pris pour cible" soient épuisés et impuissants et que les mêmes scénarios se reproduisent sans cesse.

Nous en avons assez des fausses bonnes consciences, des faux humanistes, des faux pacifistes, des faux hommes de gauche le cœur dans la poche (même plus sur la main) qui hurlent à la dictature dès que l'on tente de rétablir l'ordre. On ne fait pas d'omelettes sans casser des œufs et tout un chacun comprend qu'au bout de ces mois d'exaspération, on ait le coup de matraque trop leste.

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/les-francais-veulent-de-l-ordre_664692

L'impuissance a dorénavant une solution : la loi. Par la suite, Ponce Pilate peut tranquillement se laver les mains en déléguant aux réseaux sociaux la police de la bien-pensance planétaire.

Faut-il se réjouir de ce catalogue à la Prévert voté le mardi 9 juillet à l'Assemblée Nationale ? On y égrène le mal sous toutes ses formes informatiques, depuis l'apologie du terrorisme, les messages de discrimination (toutes les discriminations) le harcèlement sexuel à la pornographie, et bien sûr la haine, etc.

Mais qu'est-ce que la haine ? Qui la définit? La perception que l'on en a est-elle la même pour tous ? Effacer un message, est-ce effacer la haine ?

Ainsi, l'insulte simple (haineuse) ne tombe pas sous le coup de la loi. Libération par écrit ou sur la toile pourra continuer de titrer "Casses-toi riche con" en insultant l'un de nos plus prestigieux PDG, à moins que le message ne soit qualifié de "manifestement illicite", c'est-à-dire qu'il n'y ait pas de doute possible sur son caractère illégal. Mais est-ce illégal en France de haïr les riches ? Je te hais, je pense que tu me hais parce que je te hais et je vais te dénoncer de me haïr. Une subjectivité assez vile quand on y pense.

Sur le fond n'importe qui pourra dénoncer son voisin pour des contenus "de mauvaise foi"... La dénonciation fait définitivement partie de la morale du nouveau monde, faut-il s'en réjouir ?

Et comment va-t-on s'y prendre ? C'est aussi là que le bât blesse. Les services en ligne disposeront de 24 heures pour retirer les contenus illicites. Usine à gaz programmée mais, la France excelle dans cette forme d'industrie. (3 pages de descriptif-mode d'emploi, quasi incompréhensible).

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/ne-nous-haissons-plus-les-uns-les-autres-c-est-la-loi_663608

Paradoxalement le bon sens et la logique économique sont favorables à la sauvegarde du remboursement de l'homéopathie. Or, tous les 10 ans, plus précisément quatre fois en 50 ans, le sujet a été remis sur la table avec les mêmes arguments que l'on peut tout à fait entendre. Généralement l'argumentation du coût financier se double du "risque" de négliger des maladies que, bien sûr, l'homéopathie ne prétend pas ni ne peut guérir. Mais ces médecins homéopathes prescripteurs sont avant tout médecins, et non des charlatans comme les gourous qui vendent des médecines dites "douces" sans qualification.

L'efficacité de l'allopathie que personne ne remet en cause, fait quand même des millions de morts dans le monde tous les ans... L'automédication croissante en est partiellement responsable et il est préférable que celle-ci s'exerce avec de l'homéopathie qui ne fait courir aucun danger même aux bébés.

On peut bien sûr avancer indéfiniment l'aspect placebo (et alors, si ça marche ?). Pour l'anecdote, cela fait plus de 100 ans que l'on mesure et étudie les aspects scientifiques de cette médication et c'est la première médecine au monde née intégralement de la recherche. Alors, certes, la logique et parfois le bons sens sont souvent absents des études menées auprès des consommateurs eux-mêmes : "non, je n'y crois pas... sauf pour l'Oscillo coccinum qui m'évite tous les rhumes lorsque je le prends aux premiers symptômes"- "Non ! Ce n'est pas efficace mais ma petite nièce a été très bien soignée pour ses otites chroniques"- "grâce à cela, je ne prends plus de tranquillisants- "j'en prends mais cela ne me fait rien" etc. Tout le monde a un avis. Mais lorsqu'on compare un traitement anticancéreux accompagné d'homéopathie à un traitement anticancéreux seul, celui qui est accompagné d'homéopathie s'avère 10 % plus efficace, y compris par rapport à celui avec placebo.

Peu importe que l'on y croit ou pas, ce qui est dommageable ce sont les attaques régulières des groupes d'influence qui se déchaînent, des porte-paroles constitués de 2% de médecins défavorables à l'homéopathie, c'est leur droit, et de 10% de médecins affiliés à des labos (tiens ?).

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/mais-non-l-homeopathie-ne-sera-pas-deremboursee_661988

On peut bien sûr critiquer : trop court, trop cher, inutile... Et n'est-ce-pas à l'Education Nationale d'inculquer le vivre ensemble ? Pourtant, le test d'un Service National qui vient d'être lancé est indispensable dans l’état actuel du pays et de la jeunesse. La cohésion nationale n'est plus qu'un vain mot que l'on confond avec les coalitions "contre" quelque chose, à l’exception des grandes tragédies qui rassemblent, et de moins en moins longtemps. L’autorité reste un stigmate de l'ancien monde, la "tenue" ne veut plus dire grand-chose comme le dit un célèbre fast-food en faisant un slogan spécial jeune: " venez comme vous êtes"! Un monde soi-disant sympathique de cool attitude habillée de jeans à trous. Nous avons choisi au nom d'une pseudo liberté fictive, de faire tomber un carcan social supposé des règles de la bienséance bourgeoise, cela a considérablement nui aux comportements individuels et collectifs citoyens. La fracture sociale est bien sûr une fracture sociétale et il faut recréer une structure civique qui sera un passage obligé.

Jacques Chirac a commis une faute en supprimant le service militaire mais il faut se replacer à cette époque où la lourdeur de ce service était devenu inutile et trop pesante dans la vie des jeunes ; il aurait fallu le modifier drastiquement en maintenant un minimum d'obligations militaires ou civiles pour garder ce creuset et ce brassage qui manque tant aujourd'hui.

Alors oui, les questions concernant le SNU (Service National Universel) sont préoccupantes. Le coût d'abord : a priori 1 milliard et demi par an. Les contraintes de logement, d'encadrement, etc. Mais, en réalité, il n'y a pas de prix pour recréer a minima une sensibilité au concept même de "service" au pays. 15 jours c'est peu, et peut-être insuffisant, mais des prolongements sont prévus et pour le moment il s'agit d'un test.

Ce qui est organisé pendant ces 15 jours est loin d'être anodin : ne serait-ce que de ne plus être accro à son portable ! (Il sera autorisé 1h le soir). Distribuer un pack d'uniforme sera pour quelques-uns pour le moins étrange : pantalon, manteau, chaussures noires (certains n'ont jamais porté autre chose que des baskets !), casquette bleue, badge du service national, pour certains jeunes qui attachent une importance énorme à leur look qui contribue à définir leur appartenance à une tribu, une bande, un quartier. Ils découvriront la cérémonie aux couleurs le matin et on l'espère l'émotion pour la première fois peut être, à la vue d'un drapeau que l'on hisse. Une initiation au code de la route, au parcours du combattant, à la formation aux premiers secours, le respect des horaires, la participation à l'entretien apporteront une ouverture sur l'extérieur, un autre esprit, une expérience, la découverte d'autres lieux, d'autres ambiances.

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article https://www.challenges.fr/politique/le-service-national-universel-un-stage-de-savoir-vivre-en-france_659079

Les problèmes se bousculent, les dettes s'accumulent et pourtant nous sommes plutôt sur la bonne voie. Les ennemis de Macron ne pourront pas nier que les efforts faits n'avaient même pas été envisagés depuis 15 ans. On a tant bien que mal réformé la SNCF (d'accord on aurait peut-être pu faire mieux). On a touché au Code du Travail : la Loi Pacte, bien qu'imparfaite est une avancée. On fait sauter le numerus clausus (c'est déjà ça même si on ne peut accepter de n'en voir le résultat que dans plusieurs années) L'Education Nationale repart du B.A.BA et il le fallait bien. On a symboliquement supprimé l'ISF au grand dam des gilets de toutes les couleurs, mais c'est nécessaire, même si on se serait bien passé de l'IFI (impôt sur la fortune immobilière)qui va ralentir le secteur.

 

Ceux qui pleurent le deuil de François Fillon ont beau jeu de brandir son programme de rêve libéral dont il n'aurait probablement pas dépassé la 4e page. Actons quand même que ce sont les Français qui sont ingérables et il ne s'agit pas de montrer le voisin du doigt : la paille et la poutre... Donc, reconnaissons-le, Emmanuel Macron fait à peu près le boulot et ce qu'il peut, certes avec des gaffes, des erreurs, des fautes de communication et avec le personnel politique qu'il a (vous avez tellement mieux ?) et puis des contraintes immenses.

Tout manager dans l'âme comprend et a de la compassion pour le chef de l'Etat : la solitude du chef d'entreprise, ils connaissent. En l'occurrence, nous sommes tous des Jupiter en puissance ! Quel patron ne connaît pas la colère qui monte lorsque les instructions ne sont pas respectées, lorsqu'on nous répond que " ça ne va pas être possible " avant d'avoir essayé, lorsqu'il faut réduire le budget d'un service et vaincre la résistance au changement ; lorsque le refus d'une augmentation provoque un arrêt maladie (qui n'encombrera pas les urgences). Lorsqu'en réunion on demande les chiffres et qu'on vous donne des explications vaseuses parce que les objectifs ne sont pas atteints, etc. Ajoutez à cela, pour le président de la République, la multiplication des aléas en tous genres, les entraves, les grèves et à l'échelle d'un pays. Cela vaut bien un peu de bienveillance sans doute ?

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/pourquoi-sommes-nous-incapables-de-reagir-vite_657814

La progression du parti des Verts en Europe est le reflet d'une réalité de ce que chacun d'entre nous ressent. Nous souffrons de voir les océans pollués de sacs plastiques, les rivières devenues des dépotoirs, les poissons en voie de disparation, les animaux sauvages en perdition, les ours polaires esseulés sur un bout de banquise qui fond, les baleines exterminées, les abeilles qui trépassent, les engrais chimiques qui nous empoisonnent à petit feu, l'air pollué qui nous rend asthmatiques etc. N'en jetez plus!

Nous sommes, chacun d'entre nous, responsables de cette planète que nous allons laisser à nos enfants dans un sale état. C'est bien cette idée même que l'on retrouve à l'origine de la notion de "développement durable" (sustainable development) dans le Rapport Bruntland dès 1987.

 

Epoque hystérique

Pourtant, en dehors des questions existentielles que nous nous posons devant les poubelles de tri (est-ce que je jette l'emballage plastique avec le papier ?), nous sommes très impuissants devant cette catastrophe humanitaire annoncée, même si la France est plutôt en avance dans sa lutte. Nos contradictions sont le reflet d'une époque hystérique sur tous les plans. Ainsi, lorsqu'on diminue la vitesse de 90 à 80 km à l'heure ce qui, par définition, est bon pour la diminution du CO2, la France s'emballe, écolos confondus, car il faut bien qu'ils roulent, et vite !

Nous voulons "consommer bien" sous tous rapports : des produits de saison, des fruits et des légumes poussés à côté de chez nous, du bon coton bio, des vêtements éthiques (en fait les tee-shirts réclamés par nos ados bien-pensants viennent du bout du monde fabriqués dans des conditions douteuses, quand ce ne sont pas des faux), des produits de beauté sans conservateurs et puis pas de viande bien sûr, c'est mauvais pour tout : les pets des vaches = du CO2, la souffrance animale, le cholestérol...  toutefois, il faut soutenir les éleveurs pendant que les vegans attaquent les boucheries.

La liste est infinie, nous sommes culpabilisés par tous et pour tout sur ce que nous consommons, mangeons, disons, faisons, pensons, portons…soyez  "bio" sinon point de salut mais rassurez-vous, le marketing a compris et s'occupe des gogos écolos.

Retrouvez l'intérgalité de l'article https://www.challenges.fr/politique/les-ecologistes-meilleurs-ennemis-de-l-ecologie_656716