Sophie de Menthon

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Sophie de Menthon - Le site - Sophie de Menthon

Finalement, après plusieurs mois de recul, on peut dire que Brigitte Macron a fait beaucoup plus qu'on ne le croit pour la cause des femmes.

C'est quand même plus sympa que tous les autres qualificatifs du genre: mensonger, faux, malhonnête, frauduleux, magouillé, etc. Un terme subtil, critique mais pas trop, réprobateur mais en douceur ; avec insincère on n'est pas loin de la sincérité finalement, on frôle la vérité, on sent que les auteurs pourraient ne pas avoir fait vraiment exprès de truander.

Les Français, et l'on peut s'en réjouir, ont un désir d'éthique plus intense que jamais. Non pas pour eux mêmes, puisque les fraudes continuent allègrement de croître et de se multiplier, mais pour tous les nantis de toutes sortes. Par nantis, il faut entendre globalement les riches, les évadés fiscaux, les politiques, les privilégiés en tous genres. Pour les riches et l'évasion fiscale, on s'en occupe ; pour les politiques, le grand nettoyage bat son plein. Il faut dire que ceux à qui l'on ne passe rien, du petit patron dont on conteste la note de restaurant qui inclue un cigare en terrasse de son client (sic), en passant par les PV, amendes, redressements en tous genres, il est insupportable de voir l'impunité de ceux-la mêmes qui donnent des leçons à longueur de journée.

Voilà c'est fait ! On a écouté, on a lu, on s'est indigné, passionné, on a protesté, on a voté… On n'a pas arrêté de voter, même si cette fois la participation est historiquement faible, nous avons rempli des urnes et des urnes ! Pendant un an les conversations des repas de famille ont été phagocytées, squattées par nos politiques ; on s'est engueulé en famille, entre collègues, entre amis, entre voisins de restau, dans l'immeuble, au village… On n'a parlé que de cela.

La France est plutôt  de bonne humeur, en tous les cas elle ne s'ennuie pas ! Malgré l'insécurité, les révélations de scandales à répétition, les outrances politiques, il souffle un vent de fraicheur et de fierté.

François Bayrou affirme vouloir moraliser la vie publique. Mais aucune réforme ne pourra réellement voir le jour si on ne s'attaque pas au pré carré des syndicats.

 

Il est de bon ton de s'indigner, bien souvent à juste raison des indélicatesses, chapardages et abus en tous genres de ceux qui nous donnent des leçons de moralité à qui mieux mieux. Il est déjà désagréable et déprimant de savoir nos élus vivre la main près du pot de confiture, mais il est encore pire que ceux qui se font piquer soient nos plus grands moralisateurs ; mieux, que ce soit ceux-là de préférence qui nous taxent en mettant leurs économies à l'ombre.

C'est devenu un métier de part et d'autre : pendant que les uns piquent dans la caisse avec amateurisme, quelques médias se sont reconvertis en officines de détectives privés et feuilletonnent le fruit de leurs investigations. Le peuple n'en peut plus de s'indigner, exaspéré autant par les turpitudes des uns que par les révélations inquisitoires incessantes des autres.

Mais François Bayrou est arrivé tel Zorro, hésitant entre une "loi de  moralisation de la vie politique" ou une loi pour "la restauration de  la confiance". Vaste débat sémantique à la française. Mais ce dont on est certain, c'est que les seuls épargnés seront comme d'habitude  les syndicats ; ces derniers pourtant ont fait l'objet d'un rapport étayé, précis, dénonçant tous les abus inadmissibles aussi bien sur leur financement que sur le cumul de leurs mandats, etc. Non seulement le courageux Nicolas Perruchot, auteur du document, ne fut pas écouté mais son rapport interdit, et lui menacé. Vive la démocratie ! Nos élus tous complices de cet enterrement de première classe.

Or, aucune réforme en France ne pourra réellement voir le jour si on ne s'attaque pas à ces prés carrés et à ces dits "représentants" syndicaux qui, au nom de la défense des salariés, bloquent le dialogue social, paralysent le pays à la moindre occasion et ne craignent aucun contrôle d'aucune sorte. Il faut dénoncer cet état dans l'Etat.

Normales, les dérives des comités d'entreprises qui brassent des sommes phénoménales. Normal, que les syndicats ne vivent pas des cotisations de leurs adhérents. Normal, que certains leaders aient un train de vie contraire à tout ce qu'ils dénoncent ! Normal, que 400.000 rentiers du syndicalisme soient invirables, seuls intouchables de la République, dont on a peur au point de fermer les yeux systématiquement avec volontarisme au nom d'une sorte de marchandage tacite permettant de faire passer de temps en temps une réforme qui ne leur convient pas.

La vraie moralisation passe par là, mais peut- être François Bayrou l'a-t-il oublié ? Puisque le Canard Enchaîné est si influent, qu'il le lui rappelle et qu'il s'y attèle avec la formidable efficacité qu'on lui connaît. Quant à la presse, elle ne s'y risquera pas compte tenu des incontournables connivences qu'elle entretient avec la puissance syndicale qui la tient en menaçant de bloquer la distribution de ses titres à la moindre incartade.

Ras-le-bol. Ils en ont plein la bouche. Au moment où le peuple français vient clairement de dire que les partis ne l'intéressaient plus, c'est à qui à gauche et à droite se revendiquera de ce clivage qui n'a plus de sens.

Contrairement à ce que les médias prétendent, nous élisons bien un couple présidentiel ...même inconsciemment. Or, c'est une question qui revient régulièrement : faut-il ou non un statut de  "première dame" de France ? Le terme de "première dame" étant lui-même usurpé puisqu'il est importé des Etats Unis où la First Lady existe autrement qu'en photo.

Le bruissement des nominations nous empêche de dormir, du Premier Ministre aux fonctionnaires en passant par le nom du photographe pour la photo officielle, les noms circulent en se chuchotant… Tout le monde a un tuyau sûr et une source indiscutable. En attendant, l'équipe rapprochée du Président de la République a le culte du secret : rien ne filtre réellement.

Du coup, on se rabat sur des choix moins régaliens en particulier celui de la marque de la future voiture du Président (5 possibles). Mais ce qui attise le plus notre curiosité, c’est le prochain « chienchien » présidentiel ! Nous avons été très inquiets lorsque François Hollande a annoncé sa décision de ne pas se représenter, à l’idée que Philaé soit condamnée à errer la larme au museau, abandonnée par son maître et réduite à inviter des potes de la SPA dans le parc. Ouf ! François Hollande quitte l’Elysée mais avec sa chienne qui coulera des jours heureux à Tulle.

Cela devient une coutume présidentielle que les personnalités étrangères offrent un animal de compagnie lors d’invitation officielle. Souvenons-nous de « Bo » le cocker d’Obama à la Maison blanche. Donald Trump se pose la question mais pour l’instant rien en vue. Tout cela sans compter les corgis de sa majesté Elisabeth II qui font régulièrement la une des magazines. Les célèbres donateurs ont parfaitement conscience que la seule fidélité sur laquelle pourra compter leur hôte au bout du compte, sera celle de son chien ! D’où ces cadeaux prémonitoires.

Par ailleurs, on a ainsi l’occasion d’illustrer parfaitement la sympathique campagne publicitaire d’encouragement, menée par la marque Purina (nourriture pour animaux) intitulée « Pets at Work » et consistant à inciter les chefs d’entreprise à autoriser les chiens de leurs collaborateurs au bureau. Nos toutous, en effet, favorisent le lien social, endiguent le stress ambiant, encouragent l’échange et créent un bon climat émotionnel. Le professeur Randolph Barker, de la Virginia Commonwealth University souligne même que « Les différences en terme de stress ressenti par les employés entre les jours où les chiens sont présents et les jours où ils n'y sont pas, sont étonnantes ». Penser à inviter le chien au Conseil des Ministres...

On imagine à quel point un chien ni de Droite ni de Gauche, mais avec un flair exceptionnel serait une garantie d’efficacité pour ce nouveau quinquennat ; à condition qu’il ne soit pas dressé à aboyer contre un parti en particulier. Contrairement aux hommes politiques « les chiens aiment leurs amis et mordent leurs ennemis à la différence des êtres humains » - Sigmund Freud.

 

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Vous les Français, vous les râleurs, vous les révoltés, vous les citoyens... Nous venons d'élire un président de la République après une campagne électorale digne des plus mauvais romans à rebondissements improbables !