Sophie de Menthon

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Sophie de Menthon - Le site - Sophie de Menthon

Comme en économie de guerre, il y a ceux auxquels la crise profite, au bon sens du terme ! Je ne parle pas bien sûr des « profiteurs » qui abuseraient ou exploiteraient les circonstances, mais de tous ceux qui se démènent pour tirer leur épingle du jeu, tous ceux qui se retroussent les manches, qui débordent d’imagination pour trouver de nouvelles opportunités ou soutenir l’effort collectif aussi bien les particuliers que les indépendants ou les PME et grands groupes. "J’aime ma boîte", slogan de la fête annuelle des entreprises, prend tout son sens pour chacun d'entre nous. On le prouve…

Le confinement impose des sacrifices et une paralysie dangereuse, combien d'entreprises en pâtissent : transports (-90% sur l’aérien ou les TGV voyageurs), BTP (-84%), l’intérim (-75%) ou encore des secteurs quasi à l’arrêt : restauration-hôtellerie, évènementiel, formation professionnelle, spectacles vivants, commerces non-alimentaires... Mais il y a toutes ces entreprises qui saisissent comme elles peuvent "l'opportunité" de cette pandémie pour redonner vie à leur activité, pour en créer d'autres, pour se diversifier : plateformes de streaming, d'achats en ligne, vendeurs de matériel de sport à la maison, plateformes de télétravail ou de téléconférence... Réjouissons-nous que le secteur « Service » enregistre le taux record d’accroissement d'activité de 72%.  Oublions pudiquement la vente en ligne de sex-toys (+ 50% pour Womanizer) …

 

Une banque américaine a regroupé les « 33 gagnants » de la conjoncture économique au sein du « Stay at home » un Index (NetflixFacebookYelpAmazon, eBay, Slack, Match, etc.) qui mesure cet aspect positif. D'autres secteurs très variés voient une recrudescence de la demande. Les laboratoires, les centres de recherche mettent les bouchées triples. La grande distribution et le commerce sont sollicités (et parfois au-delà de 100%) ainsi que les entreprises de livraison (Uber EatOn découvre la force et l'avenir de la télémédecine.

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/economie/a-qui-profite-le-virus_704708

Nous sommes nombreux à être exaspérés par l'expression "en même temps" qui est devenue une ritournelle présidentielle pendant la campagne. Le Président s'est pourtant justifié  de ce qui était un positionnement politique : " Je continuerai de le dire dans mes phrases et dans ma pensée, car cela signifie que l'on prend en compte des principes qui paraissaient opposés ".

 

Toutefois, cette expression peut nous plonger dans le plus grand désarroi avec l'impression que rien n'est tranché. Ce " tic de langage permet de relier deux choses qui apparaissent logiquement irréconciliables " fait remarquer la linguiste, Michèle Monte en précisant : " L'expression donne l'impression que la synthèse est possible, en refusant de penser le conflit et de l'arbitrer ".

Et justement la complexité croissante de notre époque ne fait-elle pas que les jugements, les solutions, les explications ne peuvent plus être binaires ? Ce que nous reprochons à ceux qui nous offrent du "en même temps" en permanence ne serait-ce pas tout simplement ce qu'on appelle la "nuance" ? Et qui a disparu de nos jugements manichéens. Exprimer une nuance, en particulier sur le plan politique est perçu comme une trahison. Si, dans les médias, vous tentez de nuancer vos propos qui sortent des catégories établies, on estime que vous n'êtes pas un expert (l'expert lui sait avec certitude) que vous n'avez pas d'opinion (l'opinion est forcément tranchée). Accepter le "En même temps" serait laisser la place au doute, ce serait trahir la force de conviction qui repose sur des préétablis indiscutables en excluant l'adaptation aux circonstances, ce serait être incapable de diriger. Concernant Emmanuel Macron qui a lancé cette mode sémantique, Roland Gori estime que la formule révèle l'ontologie de cet homme politique et de son courant de pensée, voulant " concilier Paul Ricoeur et le CAC 40 ".

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/le-virus-du-en-meme-temps_704016

 

Quelles que soient les erreurs du gouvernement, quelles que soient nos opinions politiques, rien ne justifie la hargne des discours des uns et des autres y compris des Français lambda qui s'expriment sur les radios ou dans les médias. On reproche tout au gouvernement. Il le mérite certainement parfois, mais cette incapacité à montrer une unité, un minimum d'ouverture et de bienveillance rend la situation pire qu'elle n'est. A force d'entendre les invectives et critiques des politiques entre eux, on perd confiance. Or, la confiance est ce qui permet de respecter les règles difficiles qui sont imposées. Chaque intervention du Président fait l'objet « d'analyses » de spécialistes de l'analyse et surtout de pas grand-chose. Seuls les médecins s'en sortent et encore, on reproche à ceux qui sont médiatiques d'avoir "minimisé" l'épidémie alors qu'avant on leur reprochait d'avoir alarmé à tort...

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/droles-de-guerres_703232

 

 

 

 

C'est bien le dilemme qui se pose en France qui n'a que le mot démocratie à la bouche (participative, ascendante, inclusive, horizontale même !) : on vote peu. Aujourd'hui en plus, on a peur.  Aller voter serait dangereux plus que de prendre le métro et faire la queue au supermarché ! 18 % des Français reculent devant la crainte de la contagion de l'urne... funéraire ! En région parisienne, jackpot : on monte à 36% (IFOP). Pourtant le vrai danger se trouve dans le bulletin de vote.

On peut incriminer les futurs contaminés d'être malades de peur par anticipation, mais qui résisterait à l'inflation permanente de la menace ? On va encore blâmer les médias mais quand même : surenchère alarmiste, sweepstake sur de nouveaux cas (pour la transparence), prophètes menaçants, images terrifiantes. Une inénarrable députée explique qu'elle apportera son propre stylo pour émarger, car le virus est tapi dans le Bic. Heureusement l'humour nous sauve, dernier rempart du bon sens.

La vraie question qui se pose dans cette circonstance est l'efficacité de la démocratie face au totalitarisme du confinement. La Chine aura mis des moyens hallucinants depuis la construction des hôpitaux en 4 jours, la police de l'emprisonnement en quarantaine jusqu'au transport de main d'œuvre depuis l'autre bout du pays (100.000 personnes au moins) pour que l'économie reprenne. Jusqu'où sommes-nous prêts à obéir en démocratie ? Les réponses italiennes nous paraissent exagérées bien que nous semblions parfois pressés de les imiter. Quant à l'Europe, absente comme d'hab !

 

Voter pour les candidats qui ont prononcé le mot "entreprise"

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/democratie-et-epidemie-allez-voter_702336

L'opposition aux réformes devient grave lorsqu'elle touche à l'éthique supposée des enseignants du public . Que dire de ce prof d'histoire de 4ème qui passe 2 mois sur les inégalités en expliquant ses positions sur les retraites ? Que penser du dysfonctionnement des universités ? Plus de 4 mois de cours annulés, reportés, de partiels reculés, de résultats en attente, de stress inutiles et psychologiquement perturbants : soit le professeur est pris pour un militant "nul", soit il est admiré et trouble les consciences par une forme d'endoctrinement. Jugez un peu cette note "tact" remise aux étudiants par leur professeur :

« L’AG des personnels et des étudiants du département LEA de l’Université Sorbonne nouvelle – Paris 3, réunie le jeudi 27 février 2020, réaffirme son opposition aux projets gouvernementaux : de réforme des retraites, de Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR), de réforme des concours de recrutement des enseignants du secondaire. Notre AG appelle les enseignants, les administratifs et les étudiants du département LEA : A participer aux mobilisations qui auront lieu à partir du 2 mars, en particulier à la journée d’action et à la manifestation du 5 jeudi mars ; A se joindre aux appels à prolonger la mobilisation au-delà du 5 mars.

Enseignants, étudiants les cours peuvent être l’occasion de discuter de toutes ces questions entre nous, de rappeler les enjeux des luttes en cours et de communiquer les prochains rendez-vous de mobilisation. »

 

Les enseignants entraînent les étudiants dans l'illégalité, la désobéissance et ce, dans l'indifférence absolue. Ces professeurs au statut de fonctionnaire ont (très) théoriquement un devoir de réserve (loi du 20 avril 2016 pour tous les fonctionnaires actant "l'obligation de neutralité et de dignité"). Cela ne les n'empêche nullement de procéder à la levée du contrôle d'assiduité, faire la rétention de notes, inciter aux blocages , annuler des partiels, etc.

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/y-a-t-il-des-ministres-a-la-tete-des-administrations_701500

La France est sens dessus dessous : les chaises musicales politiques, les scandales, les buzz médiatiques, les casseurs, la santé…La loi des minoritaires qui ont raison parce qu'ils sont minoritaires, réussit à miner notre démocratie. Des révolutionnaires remontés comme des pendules empêchent le fonctionnement de l'Assemblée ; les mêmes, lorsqu'on aura actionné le fameux 49.3, vont réussir à remettre des groupuscules de Français dans la rue sous prétexte d'un déni de démocratie qu'ils ont eux-mêmes orchestré.

Tout va très bien Madame la Marquise, on déplore de tout petits riens... La panique du coronavirus gagne en France et, économiquement, on a peur de la peur. Les extrêmes en profitent pour dire que c'est le fruit du système capitaliste mondialisé (grippé). Quant à la menace du confinement, chez nous pas besoin : une bonne grève et plus personne dans les transports, ni au travail. On espère que la peur de la contagion nous préservera des manifs.

 

A peine remis des sex-tapes du gendre parfait des municipales parisiennes, on nous colle partout à la Une un malfrat russe sado-maso réfugié, une star ! Pas question de le renvoyer chez lui et à mon avis les Russes sont heureux de nous avoir comme pays des Droits de l'Homme.

Nos médias adorent les ennemis publics et les interroger. Pendant que nous y sommes, on pourrait faire un grand débat entre Pavlenski, Matzneff, un terroriste, Nordahl Lelandais et Polanski… aux Césars ? 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/sos-tout-part-en-vrille_700583

Cela semble ne choquer personne et pourtant les arrêts maladie prolifèrent sans aucune sanction et semble-t-il, sans véritable contrôle. Tout le monde se renvoie la balle. Même l'apparition d'un site spécial destiné à procurer un arrêt maladie pour la modique somme de 25 euros ne provoque que des réactions vite enterrées. L'ex ministre de la Santé, Agnès Buzyn, invitée par les patrons du mouvement ETHIC et interrogée à ce sujet, confirme le coût exorbitant (60 milliards d'euros !) Elle a d'ailleurs exprimé sa désapprobation pour le site en question, mais rassurez-vous : hhtps://www.arretmaladie.fr/maladies - lui - se porte à merveille, comme ses clients d'ailleurs !

 

Les chefs d'entreprises n’ont pratiquement aucun pouvoir pour réagir, malheur à celui qui passerait un coup de fil à un médecin prescripteur ! Quant aux fameux contrôles, on cherche en vain quand ils sont effectués et leurs conséquences concrètes. Il y a une forme de solidarité et de complicité pour l'arrêt maladie de la part de certains des "collègues". Ne me suis-je pas entendu répondre lors d'un appel dans une administration, non sans satisfaction dans la voix de mon interlocutrice : « il est absent, il a pris son congé maladie ».

Pendant la grève de la RATP et de la SNCF, les "congés" ont bondi de 20 %. Signalons que dans la fonction publique la moyenne d'arrêts de travail est de plus de 25 jours par an et par agent titulaire, hors congés parentaux. Les autres salariés du privé comptent en moyenne 17 jours d’absence (étude Sofaxis) et ces chiffres sont en augmentation.

 

Retrouvez cet article sur https://www.challenges.fr/politique/l-epidemie-virale-des-arrets-maladie_699694

L'actualité donne le vertige, les Français dépriment. Pas de jour sans menace de grève, les élections municipales - du moins à Paris -, tournent au ridicule. "Au nom du vert", la nouvelle religion, on nous raconte une ville sans parkings, sans voitures et bientôt sans gares. Gilets jaunes, black blocks, rouges excités : les entreprises en voient de toutes les couleurs !

 

Mais au milieu de ces 36.000 nuances de l’arc en ciel : à quoi pensent les patrons ? Il faut noter la capacité de l'entreprise à se projeter en avant avec détermination sans se préoccuper plus que ça des phénomènes environnants. Ainsi, les thèmes de conférences les plus demandés par les entrepreneurs sont ceux qui traitent des ressources humaines, de leur responsabilité en matière sociétale, de leur impact sur la société et leur environnement au sens large : ils sont beaucoup plus en avance sur le sujet qu'on veut le faire croire. Les innovations sociales viennent des entreprises. Ce sont les patrons qui veulent payer plus leurs salariés et qui souhaitent pour eux un pouvoir d'achat plus élevé et le gouvernement, à leur demande, est allé dans ce sens avec la prime exceptionnelle sans charges sociales.

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/et-pendant-ce-temps-a-quoi-pensent-les-patrons_698671

Il est navrant que les candidats aux élections municipales semblent ignorer que les Parisiens veulent juste une ville calme, sécurisée, propre, où l'on peut circuler un peu, avec plus de transports…

 

Ce n'est plus le CO2 qui va nous tuer, c'est le ridicule. Les Parisiens, eux, hésitent entre le rire et l'indignation devant le concours Lépine des candidats à la mairie de Paris sur le thème : qu'il était vert mon Paris, la ville où l'herbe est plus verte, la seule ville à la campagne, etc. Créativité sans limites, même pas de limites pécuniaires car, après avoir dénoncé l'état lamentable des finances parisiennes, dans le même discours on double la mise : 1 milliard et demi pour mettre une gare ailleurs et créer un Central Park à la place. Personne n'est en reste. La palme revient au ramassage scolaire qui devrait se faire par des "calèches tractées par des chevaux" ; heureusement il y a déjà une pétition "contre" au nom du bien-être animal, bon sang (vert) ne saurait mentir. Les dits "petits candidats" ont aussi de l'envergure : déterrer une rivière enfouie depuis 100 ans pour en faire "un corridor écologique et un point de fraîcheur", on en rêvait.

Mauvaises herbes

Et puis les marchés arpentés par les mêmes candidats tous munis de tracts aussitôt distribués, aussitôt jetés (que d'arbres abattus) qui leur ont donné des idées. Ainsi, on nous propose un système de maraîchers avec redistribution directe de fruits et légumes, excellent pour les futures cantines bio qui sont, paraît-il, "une urgence environnementale". D'ailleurs, les enfants pourront faire la cueillette... de la Concorde à l'Etoile et sur les voies sur berges ou encore devant la gare Montparnasse sans compter les cerises à ramasser parmi les 170.000 arbres plantés, forcément il y aura des arbres fruitiers ? Quant à la circulation, elle sera résolue du même coup grâce à l'accrobranche qui sera subventionné par l'Education nationale puisque nos enfants ne font plus de sport ?

 

On ne sait plus où donner de la tête parmi les dizaines de rues végétales et 100% piétonnes, pitié pas la mienne : on s'imagine bien avec sa valise à porter, son caddie à tirer, sans parler des handicapés, des poussettes dans l'herbe, etc. Pas de panique, tout cela sera géré d'une main verte de maître par le manager de rue qui passera aussi la tondeuse à gazon ? Je me demande si ce que je préfère ce n'est pas la "centaine de mini-forêts urbaines” probablement traversées par des mini-pistes cyclables. Pour l'instant la maire de Paris a commencé le verdissage en laissant pousser les mauvaises herbes...

Et puis la suppression de l'héliport, voilà une idée brillante : Et les malades, blessés, chefs militaires, sécurité, etc. Bref ceux qui ont besoin d'hélicos ? Peu importe, l'héliport de Paris sera transformé en "prairies et bocages avec bergerie", Anne Hidalgo se rêverait-elle en Marie-Antoinette ? Attention, pas impossible qu'elle y arrive ! On reste admiratif devant le projet d'observatoire d'oiseaux à la place de la tour de contrôle, il fallait y penser.

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/auteurs/sophie-de-menthon_8956/