Sophie de Menthon

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Peut-on échapper à la ferveur de la Coupe du monde? Alors que les Français s'apprêtent à partir en vacances, c'est l'éternelle routine estivale qui se remet en place pour chacun: festivités, crèmes solaires et bouchons. Tout comme la victoire des Bleus, personne ne peut y échapper. Et ces événements nous lient les uns aux autres.

Le phénomène n'est pas nouveau. Déjà le poète Juvénal ricanait sur la manipulation des empereurs romains pour être idolâtrés tranquilles "Panem et circenses", avec du pain et des jeux, les feux d'artifice n'existaient pas encore... Les chrétiens donnés aux lions n'étaient pas une distraction véritablement bon enfant et nos gladiateurs du foot sont plus sympathiques surtout en gagnant dimanche 15 juillet la Coupe du monde. Ce qui au passage n'empêche pas d'avoir une pensée émue pour ceux qui n'aimaient pas le foot et le matraquage qu'ils viennent et continuent de subir, minoritaires et muets parmi leurs congénères sous extasie. Pourtant eux-mêmes reconnaissent avec une satisfaction penaude que cette liesse est utile. Ceux qui s'intéressent à l'économie brandissent le point de PIB que la victoire peut faire gagner. Et combien de points en plus pour Emmanuel Macron dans les sondages ?

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/france/pourquoi-les-francais-reclament-du-pain-et-des-jeux_601579

Ce n'est pas de l'évasion spectaculaire d'un truand par hélicoptère au milieu de la cour d'une prison dont il s'agit... mais d’évasion tout court.

L'enfermement est une peur ancestrale, le sentiment d'un danger inhérent à la condition humaine. Inconsciemment chacun cherche toujours à savoir comment s'échapper de quelque part, d’un théâtre, d’un grand magasin, ou d’une foule. Mais l’évasion est devenue un mode de vie, une fuite générale qui atteint tout le monde, partout et dans tous les domaines.

Est-ce la mobilité, conséquence de la mondialisation ?

Nous nous évadons sans cesse et de tout ; la stabilité fait figure de manque d'initiative, d'ennui, de lassitude. Les valeurs qui en découlent finissent par apparaître comme bourgeoises donc critiquables. Être fidèle à une société c'est manquer d’ambition et d'esprit d'entreprise ; le CV qui valorisait l'engagement dans une "carrière" au sein d'un groupe devient synonyme d'un manque d'expérience et d'audace. Il est courant d'entendre un salarié expliquer à son employeur qu'il va quitter la boîte parce qu'il en a "fait le tour". Ni attachement, ni nostalgie, ni préoccupation sur ce que ce son départ peut provoquer...

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.valeursactuelles.com/societe/levasion-la-malle-du-siecle-97124

Geoffroy Roux de Bézieux et Emmanuel Macron, même combat ? Mais quelles seront les réactions si ces deux hommes se mettaient à parler d’une seule voix ?

Le challenge pour le MEDEF est difficile. Il faut rénover le syndicat patronal, le démocratiser parmi la population des patrons, faire ami-ami avec le concurrent CPME qui capte les petites entreprises, le rendre populaire auprès des Français, etc. Le comble, c'est qu'il va falloir faire la pédagogie non seulement largement de l'économie, mais surtout de la façon dont fonctionne une entreprise et ses contraintes ; il faut aussi faire la pédagogie des mesures fiscales gouvernementales, ce qu'à ce jour jamais le pouvoir n'a voulu ou su faire !

Qu'elles soient ou non bénéfiques aux entreprises, qu'il s'agisse de mesures fiscales, de baisse de charges (les fameux " cadeaux aux entreprises formule adorée de l'opposition), les Français ne sont jamais informés techniquement et simplement des conséquences des décisions prises en dehors de l'immédiat et de l'incidence sur leur niveau de vie ; personne n'ose non plus dire et redire que dans une réforme le résultat n'est vraiment tangible que deux ans après. Cette incapacité à expliquer, ce manque de volonté pédagogique entretient un clivage politique qui semble arranger tout le monde pour sauvegarder la lutte des classes : on conforte la catégorie d'un " riche " entrepreneur fermant les yeux sur les dizaines de milliers qui vivent chichement. On persiste à justifier ainsi les prélèvements les plus extravagants sous le formidable prétexte de prendre " l'argent où il est " ; parallèlement à cela, on encadre au maximum les entreprises en laissant croire que seul l'Etat sait s'occuper de missions d'intérêt général et que seule la Fonction Publique est honnête et désintéressée...

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/macron-et-roux-de-bezieux-en-competition-pour-la-presidence-du-medef_599979

Comme d'habitude, la réduction du vocabulaire provoque des malentendus et des incompréhensions. C'est devenu un palliatif de gérer les difficultés par la sémantique ; « changez ces mots que je ne saurais entendre » ; plus le problème est difficile, plus il faut modifier les termes qui le désignent, ce qui est supposé être un début de solution. On ne compte plus les périphrases bien pensantes, de la technicienne de surface qui du coup fait un ménage revalorisé, du black qui n'est pas noir, car le qualifier de noir est raciste, de black c'est cool, parler d’homosexuel peut être tendancieux, de gay c'est mieux et cela prouve que vous êtes « gay friendly». Les patrons sont ignobles, les entrepreneurs ça va, etc.

Tout cela pour dire que cette thérapie de charlatans politiques par le vocabulaire n'est pas qu'inutile, elle est inquiétante et parfois dangereuse. Ainsi, les beaux esprits bien-pensants ont décidé un jour que tous ceux qui arrivaient dans notre pays étaient de même nature, et qu'il convenait de ne pas faire de distinction (discrimination !), ce qui permettrait d'intégrer tout le monde sans différence de provenance ou de motif de séjour. C'est ainsi que le "migrant" devint un terme générique, sous prétexte de ne "stigmatiser" personne ; et revient à mépriser le destin individuel et la personne humaine. Comment ne pas traiter différemment les 200 000 émigrés, comprenant les réfugiés politiques véritablement menacés de mort dans leur pays et justifiables du droit d'asile ?

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.valeursactuelles.com/politique/de-quel-migrant-parlez-vous-96893

Forcément coupables donc punis : les entrepreneurs en ont assez de la gestion kafkaïenne de Bercy.

Mais bien sûr, les entrepreneurs se réjouissent d'avoir un gouvernement qui soit favorable à l'économie de marché et qui veuille baisser le coût du travail et résorber le chômage. Une fois qu'on a dit cela, force est de constater que nous croulons sous les nouvelles contraintes, nouvelles taxes, nouvelles "incitations". Bercy sera toujours Bercy.

Pour commencer citons le prélèvement à la source de l'impôt, délégué aux entreprises car il paraît que c'est une idée du précédent gouvernement et qu'il faut la mettre en place. Toutes les raisons invoquées sont excellentes et en attendant cela coûte cher aux entreprises, on a évalué le coût pour une PME à 400 euros par mois ; en outre, personne ne maitrise et ne comprend ! Ce qui fait craindre en plus que l'inquiétude des salariés ne se retourne contre le patron : normal ! Les entrepreneurs ne sont pas écoutés. Ce sont aussi les incertitudes de la Cour des Comptes sur le " rendement " de ce nouveau système qui pourrait s'avérer être un risque à 2 milliards d'euros sur les recettes fiscales (qu'on nous reprendra ailleurs).

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/economie/cdd-prelevement-a-la-source-le-ras-le-bol-des-pme_597544

Certes, il y a les « fake news », autrement dit les faux bruits, mais en anglais les "fake news" auraient un petit côté plus branché "net" qui les rendrait presque sympathiques... Et puis il y a les vraies infos de caniveau, colportées avec jouissance par une presse droguée aux buzz faciles. On finit par se demander qui peut bien guetter, enquêter, épier, puis informer les relais médiatiques ? Des corbeaux de l'insignifiant, sycophantes du pouvoir qui nous donnent en pâture tout ce qui pourrait bien pour nous indigner. Cela vaut évidemment pour les journaux qui en vivent, en particulier ceux qui sont dans l'opposition du régime en vigueur, là tout est bon. Aristophane en parlait en ces termes des sycophantes :

« Vase à brasser des infamies

Mortier pour touiller les procès

Poubelles à éplucher les comptes

Bassines à brouiller les affaires »

 

Ainsi ces derniers jours avons-nous eu à subir une tentative de scandale sur le nouveau service de table de Sèvres acheté sur le budget de l’Elysée, une publicité pour cette vaisselle renommée que nous exportons dans le monde entier fabriquée par la manufacture qui après avoir été royale appartient à l’Etat donc les 500 000 euros en fait ne quittent pas les caisses de l’Etat !

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.valeursactuelles.com/societe/lopposition-de-lanecdote-96696


 

En adoptant des positions inverses de celles défendues auparavant par les précédents gouvernements de droite au pouvoir, les élus Républicains méprisent leur électorat et bafouent l'intérêt général.

Les Républicains ne savent plus quoi faire pour se démarquer de la majorité présidentielle, pire, ils s'imaginent conquérir les Français en s'opposant à tout et n'importe quoi et tout le temps. Même si on trouve des défauts à Virginie Calmels et sa "mobilité" politique, on soupire de soulagement pour elle, qu'elle ait été limogée, c'est presque un titre de gloire! Il est insupportable que des personnalités politiques que les Français ont soutenues jusqu'aux abords du pouvoir, soutenues dans les pires moments de la descente aux enfers, pardonnées dans leurs turpitudes diverses et variées, méprisent à ce point aujourd'hui, par ambitions cyniques, leur électorat.

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/les-republicains/comment-laurent-wauquiez-et-la-droite-sont-tombes-sur-la-tete-en-copiant-la-methode-trump_595939

C’est toujours la même chose. Le PDG d’une multinationale part à la retraite ou ailleurs, et c’est le gros lot : montant ahurissant de la retraite, prime de non concurrence, parachute doré voire diamanté, x mois par x années de méga salaire et la somme tombe, de toutes façon énorme. La presse s’en saisit et condamne, la CGT fait ses calculs par rapport à ce que gagne le salarié lambda, le code AFEP MEDEF supposé éviter les excès baisse les yeux, il y a des « pressions » de l’Elysée ou de Bercy, l’assemblée générale grogne doucement, on somme on ne sait qui de s’expliquer... C’est spectaculaire !

C’est donc au tour de Georges Plassat, 69 ans, de toucher le pactole. En général, comme chez Carrefour aujourd’hui, il a un plan social en cours, des emplois supprimés, des magasins ou des usines qui ferment et les licenciements qui suivent.

Alors oui ! C’est scandaleux pour certains, inadmissible pour d’autres, gênant pour les plus timides et le patronat est embêté. Ça va encore être la faute du MEDEF. On brandit les codes de déontologie, les contrats, les chartes éthiques, le conseil des rémunérations part en vacances, la CGT bloque les entrées, les politiques dans l’opposition s’indignent comme pour tous les sujets qu’ils sont incapables de régler lorsqu’ils sont au pouvoir.

 

Pour lire l'intégralité de l'article https://www.valeursactuelles.com/economie/carrefour-prends-loseille-et-tire-toi-96455


On est d'abord très agréablement surpris que le gouvernement, dans l'objectif de réduire les dépenses de l’État, s’attaque à la gabegie de l'audiovisuel public. Des colliers de chaînes inutiles... Jugez du peu : France 2, France 3, TV5Monde, France 4, France 0, France 24 (en français, en anglais et en arabe), France info, Arte, Public Sénat, la chaîne parlementaire LCP, Euro News. Hallucinant, alors que les jeunes ne regardent presque plus la télévision, lui préférant les séries sur Netflix et autres, généralement sur l'écran de leur ordinateur.

Les programmes des chaînes publiques sont à quelques rares exceptions la copie conforme des programmes des chaînes privées. Les Français sont incapables de distinguer les deux offres. Or l'audiovisuel public, c'est tout de même 3,8 milliards d'euros d'argent public et de 18 000 salariés. On a la tête qui tourne.

Quelques chiffres clés : le groupe France Télévisions coûte 2.5 milliards d'euros avec 9 840 salariés ; Radio France, 609 millions d'euros et 4 600 salariés ; Arte France, 285 millions et 278 salariés ; TV5Monde, 79 millions pour 400 salariés, France 24 /RFI, 260 millions avec 1 800 salariés, l’Institut National de l’Audiovisuel, 90 millions et 1000 salariés. Il est donc urgent de supprimer à minima la moitié de cet investissement, sinon 80%... ne garder que trois chaînes publiques serait amplement suffisant. Le simple bon sens l'impose.

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur : http://www.valeursactuelles.com/societe/pas-besoin-de-letat-pour-choisir-les-programmes-tv-96272 


330 entreprises ont été dénoncées au titre de mauvais payeurs. Mais derrière cet état de fait, des aventures humaines qui peuvent virer au drame

Les délais de paiement, en l'occurrence les retards, sont un problème majeur pour les PME en particulier. On cherche des solutions, des punitions, des incitations... Rien n'y fait !

Il y a même le "prix des délais de paiement" tous les ans, pour récompenser les bons payeurs, le "Name and Shame" à l'envers. Rappelons que, dorénavant, on fait appel à la dénonciation (un remède apprécié des Français) afin de montrer du doigt ceux qui se font leur trésorerie sur le dos de leurs fournisseurs. 330 entreprises ont donc été mises au "tableau d'horreur" des mauvais payeurs. Dénonce ton porc de client ! Ça ne sera pas facile puisque l'État reste un des pires en la matière, en particulier l’hôpital...

Ce ne serait qu'un aléa entrepreneurial comme les autres si, derrière cet état de fait, il n'y avait pas des aventures humaines qui peuvent virer au drame; citons certains petits patrons qui réclament leurs créances la voix brisée qu'ils sont au bord du suicide car ils ne se paient plus et ne peuvent plus payer leurs salariés... Parlons des nuits blanches de tous les chefs d'entreprises à qui l’on doit de l'argent et dont l’entreprise fonctionne bien mais qui sont menacés de faillite tant ils ont "de l'argent dehors". Évoquons le chantage des directeurs d'achat qui vous annoncent avec un sourire carnassier qu'ils vont régler immédiatement les factures en retard... à condition que vous baissiez votre devis de renouvellement de contrat ! Des maitres chanteurs fiers d'eux puisqu’ils agiraient dans l'intérêt de leur entreprise, alors qu'en fait, ils jouissent d'un abus de pouvoir malsain.

 

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