Sophie de Menthon

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L'entreprise vit au quotidien une réalité que nos dirigeants ignorent, et l'administration choisit ses combats sans contre-pouvoirs pendant que les vraies dérives sont ailleurs et concernent les entreprises tout autant que les salariés.

Ils sont de plus en plus nombreux à passer entre les mailles du filet. Plus on "protège" les salariés, plus on encadre les entreprises, plus les écarts de conduite sont nombreux sans aucun égard pour le respect des règles, avec une certaine jouissance d'un détournement, quasi admis, du code du travail. L'objectif est de gagner plus en fuyant les prélèvements. On utilise tous les interstices possibles pour "profiter du système" qu'il s'agisse des employés ou des employeurs. Le laxisme du fameux système pourtant trop rigoureux par ailleurs, doit faire réfléchir à cette législation pléthorique qui pousse à la transgression...

Connaissez-vous par exemple le bon filon de "l’abandon de poste" ? La recette est simple, efficace, imparable, elle se développe de plus en plus, au grand dam des chefs d’entreprises et au détriment du marché de l'emploi et du seuil incompressible du chômage français. Vous êtes salarié et vos compétences ou votre savoir-faire vous permettrait d'exercer votre métier à titre personnel sans besoin de structure professionnelle ? L’abandon de poste est fait pour vous ! Certes, il existe le statut d'autoentrepreneur dont on sait à quel point il est utile, mais il y a encore mieux c'est le "black" sans la prise de risque. Ainsi, un beau jour, souvent après une période de congés, il suffit tout simplement de ne pas vous présenter à votre travail. Les jours suivants surtout ne répondez à aucun appel ni à quoique ce soit qui émane de votre boîte. Au bout de plusieurs semaines, vous recevrez une lettre recommandée de votre employeur qui n'apprécie pas. Ne répondez surtout pas, ni à la deuxième lettre recommandée : ne donnez aucun signe de vie ! Cool, le système agit pour vous, votre employeur aura alors le droit de vous licencier (Que peut-il faire d'autre ?). L’exception confirmant la règle : cela ne lui coûtera rien, donc pas de remords. En tant que salarié vous serez le grand gagnant car vous avez droit immédiatement au chômage et franchement on se demande au nom de quoi ? De votre désir de ne pas travailler probablement ?

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/la-fraude-sport-national-des-salaries-comme-des-employeurs_611803

Plutôt qu’un ministère de l'Ecologie, ne faudrait-il pas une commission interministérielle qui jugerait les projets gouvernementaux à travers le prisme de la préservation de l'environnement ?

Il suffit que notre héros d'Ushuaia, devenu ministre fasse une sortie médiatique "improvisée" en nous culpabilisant au passage sur le sort de la planète pour que les débats sur l'écologie partent dans tous les sens. Tout le monde y passe : les lobbyistes (ils bossent pour le CO2), les riches (qui ont un bilan carbone bien pire que les autres puisqu'ils consomment plus, sic), les entreprises (mères de tous les vices), vos poubelles le soir : avouez, vous triez n'importe comment ! Vous laissez couler le robinet en vous lavant les dents malgré le regard féroce de votre petit dernier, votre bouteille d'eau en plastique est sur le bureau, le gobelet non bio dégradable, vous oubliez tout le temps votre filet à provision vintage-hipster au marché pour éviter les sacs plastiques, les jouets en plastique des enfants, et tout ce que vous ingurgitez (trop industriel, trop protéiné, trop loin donc trop plein de CO2)...

Mea culpa, mea maxima culpa, la plupart d'entre nous culpabilisent et Hulot en a remis une couche.

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/et-si-on-supprimait-le-poste-de-ministre-de-l-environnement_610990

L’organisation patronale fête son anniversaire : 20 ans de … lobbying pour tenter de réhabiliter le travail et faire aimer l’entreprise.

Cette année, l'université du Medef sous l'égide de son nouveau président a décidé de célébrer ses 20 ans, même si, quand on entreprend, on a toujours 20 ans !

Il est bien normal que l'on se félicite de tout ce que l'association patronale regroupe d'entrepreneurs et de ce qu'ils ont réussi : 20 ans d'emplois créés, 20 ans de prises de risques, 20 ans de tentatives pédagogiques pour faire comprendre ce qu'est l'entreprise, 20 ans d'innovations, 20 ans de conquêtes commerciales, 20 ans pour faire rayonner la France et ses marques sur le monde (cela s'appelle le libéralisme) et 20 ans donc de lobbying pour essayer de se faire une place dans le paysage français ! 20 ans de lobbying pour tenter de réhabiliter le travail et faire aimer l'entreprise ...et même la fêter (" J'aime ma boîte ").   

 

Retrouver l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/economie/a-l-universite-du-medef-l-organisation-patronale-presidee-par-geoffroy-roux-de-bezieux-celebre-ses-20-ans-de-lobbying_610304

Vocabulaire réduit, grammaire ignorée, franglais, au bureau comme dans la rue, notre langage s'appauvrit terriblement. Petit florilège des plus belles horreurs que nous ne voulons plus entendre en cette rentrée. 

Le langage devient le fast-food de la pensée en entreprise et ailleurs. Non seulement il faut penser comme tout le monde, mais il faut le dire comme tout le monde. Les tics de pensée sont entretenus par des tics de langage et inversement ! Les expressions branchées créent à la satisfaction quasi générale une grande communauté de vide.

Ainsi, « Je suis sous l’eau », par exemple, permet de faire  savoir que vous ne  répondez plus à vos mails et que tous vos dossiers sont en retard et, par la même occasion, cela peut expliquer votre futur « burn out » parce que vous ne faites plus face. Pour les plus chics, vous êtes « over bookés ». En d’autre terme « vous êtes charrette ».

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/entreprise/vie-de-bureau/ces-expressions-a-banir-absolument-au-bureau-et-ailleurs_608357


 

 

 

Les arrêts maladie augmentent, partout, et en particulier pour les plus de 60 ans...  Comme d’habitude, il faudrait faire payer ce surcoût par les entreprises elles-mêmes. Après tout, ce sont elles qui fatiguent leurs salariés et qui les font tomber malades, quand ce n’est pas les conduire au burn-out! Arrêtons avec ces idées reçues!

Une ritournelle qui a de beaux jours devant elle. Nous ne pensons qu'à cela: travailler moins! Qu'il s'agisse des 35h qui devraient devenir 32h pour les puristes, aux retraites toujours trop tardives, à nos ponts et viaducs, aux RTT, aux arrêts maladie, aux nouveaux congés de toutes sortes, etc. Toutes les excuses sont bonnes pour moins travailler. La paresse n'existe plus: on est fatigué ou pas assez motivé.

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/economie/secu/arrets-maladie-attaquons-nous-d-abord-aux-abus-avant-de-faire-payer-les-entreprises_605771

 

La refonte en profondeur de l'action publique s'avère être un nouveau dossier embarrassant pour le gouvernement qui n'en assume pas ou plus les lignes directrices, on peut raisonnablement craindre qu'il finisse aux oubliettes, étouffé dans l'œuf.

La transformation de l'État français fait figure d'Arlésienne. Elle a comme objectif de faire baisser la dépense publique en réformant les administrations et notre fameux modèle social à bout de souffle. Ce gouvernement n'échappe pas aux tiraillements de la redéfinition du modèle français qui oscille entre la nécessité des coupes forcément un peu douloureuses, et l'attachement ombilical à une fonction publique qui doit totalement être repensée : nous n'échapperons pas à la redéfinition précise des missions régaliennes de l'État que personne n'accepte d'évoquer.

Les solutions existent pour réformer le pays mais il faut s'y prendre autrement, en profondeur et avec détermination, surtout fixer des objectifs concrets et compréhensibles en associant les nombreuses parties prenantes. Il faut aussi investir pour transformer et cela engendre d'abord des coûts...On a tellement peur du sujet que c'est presque par hasard qu'on a découvert le rapport CAP2022 enfin rendu public le samedi 21 juillet par le "syndicat Solidaires finances publiques", en d'autres termes la conséquence d'une fuite !

La refonte en profondeur de l'action publique s'avère être un nouveau dossier embarrassant pour le gouvernement qui n'en assume pas ou plus les lignes directrices, on peut  raisonnablement craindre qu'il finisse aux oubliettes, étouffé dans l'œuf.

 

Retrouvez l'intégralité de l'article https://www.challenges.fr/economie/depenses-publiques-un-peu-de-courage-messieurs-les-enarques_604019


 

Le scandale de l'emploi n'est peut-être pas celui que l'on croit! Certes la fermeture d'usines et les licenciements sont un drame humain, mais le vrai drame se joue notamment en ce qui concerne le recrutement: l'industrie française périclite parce qu’on ne trouve pas de main-d'œuvre.

Quand va-t-on enfin s'attaquer aux problèmes de ces chefs d'entreprise qui essayent, tant bien que mal, de garder leurs usines et sur lesquels l'opinion se déchaîne lorsqu'ils sont contraints de les fermer, justement parce qu'ils n'arrivent plus à recruter? Les chefs d'entreprises se lamentent: pas une seule réponse à leurs offres d'emplois, et ce n'est pas une question de montant de salaire puisque que les salaires moyens dans l'industrie sont de 13% au-dessus de ceux du tertiaire, selon les données de l'Insee.

Comment avons-nous fait pour en arriver là? Une telle pénurie de main-d'œuvre quand le taux du chômage des jeunes est préoccupant alors que les difficultés de recrutement dans l'industrie s'amplifient et s'observent dans tous les secteurs y compris les plus "nobles" qui devraient bénéficier d'un fort pouvoir d'attractivité, telle l'industrie aéronautique, en passant par la mécanique, le secteur ferroviaire, naval ou spatial... Actuellement, l'Observatoire de la Métallurgie table sur un besoin en compétences aux alentours de 110.000 personnes par an et ce jusqu'en 2025, incroyable mais vrai alors qu'on ne cesse de scander sur un air de reproche que la France se désindustrialise en ayant l'air d'en rendre responsables les chefs d'entreprise !

 

 

Retrouvez l'intégralité de larticle sur : https://www.challenges.fr/emploi/industrie-btp-arretons-de-mepriser-les-emplois-manuels_602514

 

Peut-on échapper à la ferveur de la Coupe du monde? Alors que les Français s'apprêtent à partir en vacances, c'est l'éternelle routine estivale qui se remet en place pour chacun: festivités, crèmes solaires et bouchons. Tout comme la victoire des Bleus, personne ne peut y échapper. Et ces événements nous lient les uns aux autres.

Le phénomène n'est pas nouveau. Déjà le poète Juvénal ricanait sur la manipulation des empereurs romains pour être idolâtrés tranquilles "Panem et circenses", avec du pain et des jeux, les feux d'artifice n'existaient pas encore... Les chrétiens donnés aux lions n'étaient pas une distraction véritablement bon enfant et nos gladiateurs du foot sont plus sympathiques surtout en gagnant dimanche 15 juillet la Coupe du monde. Ce qui au passage n'empêche pas d'avoir une pensée émue pour ceux qui n'aimaient pas le foot et le matraquage qu'ils viennent et continuent de subir, minoritaires et muets parmi leurs congénères sous extasie. Pourtant eux-mêmes reconnaissent avec une satisfaction penaude que cette liesse est utile. Ceux qui s'intéressent à l'économie brandissent le point de PIB que la victoire peut faire gagner. Et combien de points en plus pour Emmanuel Macron dans les sondages ?

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/france/pourquoi-les-francais-reclament-du-pain-et-des-jeux_601579

 

Ce n'est pas de l'évasion spectaculaire d'un truand par hélicoptère au milieu de la cour d'une prison dont il s'agit... mais d’évasion tout court.

L'enfermement est une peur ancestrale, le sentiment d'un danger inhérent à la condition humaine. Inconsciemment chacun cherche toujours à savoir comment s'échapper de quelque part, d’un théâtre, d’un grand magasin, ou d’une foule. Mais l’évasion est devenue un mode de vie, une fuite générale qui atteint tout le monde, partout et dans tous les domaines.

Est-ce la mobilité, conséquence de la mondialisation ?

Nous nous évadons sans cesse et de tout ; la stabilité fait figure de manque d'initiative, d'ennui, de lassitude. Les valeurs qui en découlent finissent par apparaître comme bourgeoises donc critiquables. Être fidèle à une société c'est manquer d’ambition et d'esprit d'entreprise ; le CV qui valorisait l'engagement dans une "carrière" au sein d'un groupe devient synonyme d'un manque d'expérience et d'audace. Il est courant d'entendre un salarié expliquer à son employeur qu'il va quitter la boîte parce qu'il en a "fait le tour". Ni attachement, ni nostalgie, ni préoccupation sur ce que ce son départ peut provoquer...

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.valeursactuelles.com/societe/levasion-la-malle-du-siecle-97124

 

Geoffroy Roux de Bézieux et Emmanuel Macron, même combat ? Mais quelles seront les réactions si ces deux hommes se mettaient à parler d’une seule voix ?

Le challenge pour le MEDEF est difficile. Il faut rénover le syndicat patronal, le démocratiser parmi la population des patrons, faire ami-ami avec le concurrent CPME qui capte les petites entreprises, le rendre populaire auprès des Français, etc. Le comble, c'est qu'il va falloir faire la pédagogie non seulement largement de l'économie, mais surtout de la façon dont fonctionne une entreprise et ses contraintes ; il faut aussi faire la pédagogie des mesures fiscales gouvernementales, ce qu'à ce jour jamais le pouvoir n'a voulu ou su faire !

Qu'elles soient ou non bénéfiques aux entreprises, qu'il s'agisse de mesures fiscales, de baisse de charges (les fameux " cadeaux aux entreprises formule adorée de l'opposition), les Français ne sont jamais informés techniquement et simplement des conséquences des décisions prises en dehors de l'immédiat et de l'incidence sur leur niveau de vie ; personne n'ose non plus dire et redire que dans une réforme le résultat n'est vraiment tangible que deux ans après. Cette incapacité à expliquer, ce manque de volonté pédagogique entretient un clivage politique qui semble arranger tout le monde pour sauvegarder la lutte des classes : on conforte la catégorie d'un " riche " entrepreneur fermant les yeux sur les dizaines de milliers qui vivent chichement. On persiste à justifier ainsi les prélèvements les plus extravagants sous le formidable prétexte de prendre " l'argent où il est " ; parallèlement à cela, on encadre au maximum les entreprises en laissant croire que seul l'Etat sait s'occuper de missions d'intérêt général et que seule la Fonction Publique est honnête et désintéressée...

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/macron-et-roux-de-bezieux-en-competition-pour-la-presidence-du-medef_599979