Sophie de Menthon

Switch to desktop Register Login

Sophie de Menthon - Le site - Sophie de Menthon

Après “balance ton porc” destiné aux harceleurs en tout genre, suivi de “balancetastartup” ou de “balancetonagency” (ton patron), voici maintenant non formalisé le “balance ton voisin” pas encore de#. La mouvance du“naine andshame” gagne detous les côtés...

Outre la dépression collective, l’inquiétude face à une économie en perdition s’accroît à juste titre. Nous ne jugerons pas là des mesures généreuses palliatives, ni de l’opportunité des confinements successifs et leurs conséquences, ni du rapport au travail fortement entamé, mais nous nous intéresserons au regain de la détestation coutumière de l’ennemi désigné : le riche, coupable forcément coupable. En effet, les chiffres sont là, presque aussi insupportables pour l’opinion publique que ceux de l’augmentation du virus : la hausse de la fortune des « super riches » a atteint 10 200 millions de dollars. Les nouvelles personnalités à mettre au pilori s’appellent Jeff Bezos, Elon Musk, Bernard Arnault… 25 milliardaires que la crise a enrichis....

 

Que la censure de la liberté d’expression soit devenue le symbole d’une hypocrisie collective, sous prétexte de bienveillance et de partage de toutes les douleurs du monde, devient progressivement insoutenable...

Les contrôles pleuvent et ce peut être légitime, mais il y a des limites sur le fond et la forme. Comment accepter ce ton, cette suspicion, cette détestation implicite et ce désir de culpabiliser un chef d’entreprise en particulier en ce moment ? Reflet d'un document reproduit tel quel ci-dessous. Faire régner la terreur dans l’entreprise, au nom de quoi ? De quel droit ainsi menacer en prévenant le chef d'entreprise d'un contrôle ? Est-ce d'emblée un dépôt de plainte contre lui ? Une mise en examen ? On sent que la garde à vue n'est pas loin !

L’envoi du document administratif qui suit en est l'illustration très récente et fait partie des motifs de la révolte qui gronde contre une administration non seulement souvent inefficace, mais particulièrement agressive ; destiné à l'entreprise privée qui en l'occurrence a répondu favorablement et à la plus grande satisfaction des donneurs d'ordre : plusieurs collectivités locales pour organiser des tests antigéniques.

Il est quasi unanime et fort apprécié d’accuser les élites de tous les maux et de vouloir les faire disparaître de la société française au plus vite.

Les élites seraient profiteuses, favoriseraient l’entre soi, ne penseraient qu’à se goinfrer au détriment des salariés lambda, inégalitaires par définition, elles sont incapables de favoriser l’intérêt général. L’élite est la nouvelle classe sociale à abattre, le nouvel aristo à guillotiner !

Dans les élites, on trouve ceux qui sont issus des grandes écoles, les politiques, les « spécialistes », les dirigeants en général, les mandarins, les chefs de quelque chose et ce sont de préférence des hommes blancs de plus de 40 ans, qui décident pour les autres.

Au pays de Pasteur« on a retrouvé la 7e compagnie » qui gère le secteur de santé publique et en particulier les vaccins que l'on attend désespérément.
Cette liste forcémentnon exhaustive, de quelques commissions, comités, offices, conseils, agences, etc. est un bel exemple de ce qui crée toutela complexité dont nous périssons par étouffement, lent mais certain.
Ce maquis a uneffet d'inefficacité édifiant.

Certes, il faut dissuader nos concitoyens de semer le virus ! On avait bien compris. L'imagination est au pouvoir et faute d'être efficaces on invente des solutions sorties d'un chapeau; celle consistant à dissuader les gens de travailler s'ils se sentent patraques est sans conteste vouée au plus grand succès, d'ailleurs la CGT qui n'avait pas été consultée non plus s'est fortement réjouie ; en effet on peut dorénavant sécher le travail dès qu'on ressent un symptôme pouvant coller avec le COVID : mal de tête, courbatures, gorge irritée, une quinte de toux et c'est bon. Et bien sûr plusieurs fois par mois...

On pourrait se dire qu’en cette période de catastrophes en tous genres nous serions épargnés par la litanie des vœux. Eh bien non. On nous souhaite d’autant plus de choses que personne n’y croit plus! La phrase fétiche qui était déjà un leitmotiv pénible, va devenir un cri collectif de ralliement : « Et puis surtout bonne santé, hein ! Tant qu’on a la santé… » Suit alors un exposé narratif de ceux qui dans l’entourage de votre interlocuteur n’ont pas eu cette chance d’avoir vu se réaliser le « Bonne Santé » de l’année dernière… sans oublier la covid qui alimente le sujet à l’infini.

Le rituel incontournable des vœux va devenir d’autant plus prolixe qu’il faut pallier les frustrations festives. On va compenser en se souhaitant des trucs à distance.

3… 2… 1… Bonne année !

Cher Père Noel d’Etat,
Nous sommes très gênés, nous entrepreneurs, que vous nous preniez pour des enfants, nous qui sommes des grands ! Vous n'avez pas l'air de le comprendre… Pour vous, Père Noël d’État, pas de chômage partiel ni de télétravail, les rennes de Bercy sont bien entraînés et le traineau va à fond la caisse, pour notre bien évidemment ! Et ces cadeaux qui tombent du ciel ? Sans même que nous ayons envoyé de lettres, nous inquiètent... Des cadeaux "quoiqu'il en coûte" merci, merci, c'est trop. Nous sommes troublés de cette débauche que nous ne comprenons pas, car parmi les cadeaux (que nous n'avons pas choisis) on a repéré beaucoup de martinets. Alors nous sommes inquiets de cette avalanche tombée d'une hotte que nous savons pourtant trouée !

Désintoxication indispensable en 2021 ! La drogue dure du gouvernement réside dans la création de commissions, sur-com missions, nomination de présidents de commissions... le tout décidé en commission.