Sophie de Menthon

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Les vœux ont quelque chose de dérisoire dans une France sens dessus dessous. Sans parler de l'état du monde... "Et bonne santé surtout...", effectivement il n'y a plus que ça qui ait du sens.

Tout a été dit et redit sur les retraites. "Les syndicats qui se refont une santé", pour eux ces vœux de santé veulent dire quelque chose ! La pénibilité, les points, l'âge pivot, l'injustice, l'universalité avec particularisme, etc. On mélange tout avec la plus grande mauvaise foi sans chercher à voir la réalité de la situation. On refuse de réfléchir, on veut des compromis sachant que tout compromis est une forme de recul. Et, pendant qu'on y est, après tout ce que certains ont enduré, autant aller jusqu'au bout au moins ce sera fait et pas besoin d'y revenir dans 5 ans. Sans compter que la plupart de tout cela sera effectif dans si longtemps...

STOP ! Nous n'en pouvons plus de ces grèves, de ces transports cauchemardesques, de ce chantage, de la perte de chiffre d'affaires des entreprises victimes, des salariés stressés découragés, des gens de mauvaise humeur qui à Paris s'insultent dans la rue, des avancées et des reculades. Fatigués, dès le retour des vacances, pitié, il faut que cela cesse...

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/reforme-des-retraites-la-greve-des-egoistes_692622

La veille du 5 décembre dernier, premier jour de grève, je prends un UBER pour me déplacer (à ne pas confondre avec un taxi). Je bavarde. Rien de tel pour comprendre l'humeur de la ville et la circulation.
L'échange fut bref mais suffisamment étonnant à mes yeux pour que je le publie dans un tweet qui allait faire le "buzz" et entraîner un sujet de réflexion plus profond qu'il n'y paraît :
MOI - compatissante : " Comment allez-vous faire demain, cela va être terrible avec la grève, impossible de circuler ? "
UBER – " Non, non, c'est des bons jours pour nous ! Ça paie mieux. Et puis moi je travaille le soir, parce que j'ai 2 métiers... "
MOI – " Ah, bon ! 2 métiers (souriante et admirative j'aime bien que les gens bossent plus pour gagner plus) et que faites-vous d'autre ? "
UBER - Très cool : " Je suis gardien de station à la RATP... "
SILENCE stupéfait - « - Euh ! à la RATP ?? Mais demain il y a grève ? Et vous, vous faites grève ?!
UBER - Bien sûr ! Ça peut doubler le tarif, c'est des bonnes journées ! On est nombreux à faire ça, et surtout ceux qui ont des motos... On a du temps. »
Je reste sans voix.
Pas vraiment indignée, car le naturel de ce garçon au demeurant sympathique n'exprimait même pas le moindre doute quant à la légitimité de sa double activité dont il est fier, et encore moins sur le fait de faire grève comme les copains.
J'aurais pu lui parler de retraite. Laquelle ? Celle de la RATP ou de celle qu'il se constituait avec UBER ? J'aurais pu lui demander s'il ne se sentait pas un peu "limite" de profiter de la grève pour gagner plus d’argent, savoir pourquoi il faisait grève, après tout « ç’aurait été bête de ne pas en profiter » : m'aurait-il répondu. Ça gêne qui ? Ça dépanne les usagers.
Ce qui devient intéressant ce sont les 200.000 re-tweets que suscite mon récit.
Et là tout s'enflamme, tout y est : ceux qui m'accusent de mentir. Ceux qui me somment de donner les coordonnées du chauffeur, ce qui me choque particulièrement avec cette bonne conscience qui exige la délation, en pensant que c’est éthique ! Jamais je ne dénoncerai mon chauffeur UBER. Ceux qui m’accusent de généraliser ce cas pour nuire aux grévistes (sic!).
 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur challenges.fr/politique/quand-les-grevistes-de-la-ratp-profitent-de-la-greve-pour-travailler_689107

 

 

Personne ne voit comment le gouvernement peut se tirer de cette réforme des retraites mal engagée. Personne ne comprend à quoi ont servi deux années et demie de pseudo concertation. Personne ne comprend de quoi il s'agit et ce qui est prioritaire. Plus on appelle des spécialistes, économistes de préférence pour nous expliquer, moins on comprend.

Emmanuel Macron a eu le mérite de s'attaquer à la question, mais même ses électeurs en ont assez. Reste un problème de compréhension devenu général. En politique, on ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment mais l’adage a ses limites et pour l'instant personne n'a l'air pressé d'en sortir.

La seule solution ne serait-elle pas d'être capable de faire marche arrière, non pas pour "renoncer" mais pour tout reprendre à zéro ? « Le gouvernement ne cédera pas », nous expliquent « les initiés » (de qui et de quoi ?). Mais l'intelligence n'est pas de céder ou ne pas céder, l'intelligence est de constater que la méthode et les mesures ne sont d'évidence pas les bonnes, tout le monde peut se tromper, le drame c'est de persévérer. "Système systémique ou système paramétrique " ? La seule terminologie est inquiétante et ne peut pas susciter un grand enthousiasme pour calculer le montant de sa future retraite. Pour arranger tout ça, on nous balance l'idée brillante d'un système de « permis de vieillir à points » (on en rêve !), dont personne ne sait quelle sera la valeur du fameux point tout au long des 20, 30 ou 40 ans de la constitution d'une retraite.

Pour l'instant, on attend de voir si le 5 décembre aura été une journée dramatique, juste paralysante ou finalement classique dans sa nuisance ! Une évolution du principe labellisé bien français de la technique du ballon d’essai pour aller dans le sens du vent, et qui fait que nous n'allons nulle part. Mais qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu pour se retrouver dans une situation pareille ?

La sagesse et le courage seraient donc de repartir sur de bonnes bases, de s'appuyer sur une analyse de bon sens en essayant de comprendre les Français et de se mettre à leur place.

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/on-efface-tout-et-on-recommence_687932

Au moins on sera fixé... La tension monte à propos du vrai Black Tuesday ! Comment ne pas se poser la question sur le poids de son traitement médiatique dont certains d'entre nous ont la sensation d'être victimes. On ne peut plus échapper à la menace de la grève dite générale : pas un flash qui ne nous alerte sur la probabilité de la "convergence des luttes" et sur les menaces qui nous guettent dans les transports d'abord et pour le reste ensuite.

Précisons d'abord que nous sommes le pays au monde qui a le plus de chaînes d'infos en continu (et le plus de jours de grève) ; il faut certainement être fiers de nos chaines TV. On les apprécie avec leurs débats, leurs animateurs et leurs journalistes qui ont du mérite car ils exercent un métier remis en cause en raison du rejet des élites et les journalistes sont considérés comme faisant partie de l'élite. La difficulté certaine de leur mission est d'animer en continu des chaînes diffusant une information qui elle, ne se renouvelle pas en permanence. Pour autant nous sommes en absolue saturation, on nous annonce que les cadres s'y mettent (CFE-CGC) et feront grève aussi, que le plan santé n'a rien changé et que l'hôpital défilera... en urgence, forcément ! Que les gilets jaunes sont en train de nettoyer leurs gilets, que la police compte se joindre aux manifestants, que le gouvernement a peur, qu'il ne sait plus quoi faire, que les étudiants sont sur les starting-blocks, qu'il faut une grève dure pour qu'on batte en retraite sur les retraites, que les agriculteurs fourbissent leurs haches et leurs tracteurs... je n'oublie personne ?

Des experts de tous poils surtout en anticipation, nous font bien comprendre que les vacances de Noël risquent d'être compromises, il ne faudrait pas qu'on se prenne à rêver d'ailleurs et de détente. Sachant que la "bienveillance" générale qui est de rigueur, consiste forcément à être du côté des manifestants qui sont bien sûr à plaindre... puisqu'ils manifestent : CQFD. Ce devoir d'informer ne provoque-t-il pas un effet d'entrainement involontaire ? L'effet boule de neige est bien là, sans compter ceux qui pensent à manifester contre les manifestations (les gilets bleus et les foulards rouges) genre : remontée des Champs-Elysées en Mai 68.

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/vivement-le-5-decembre_687068

Nous vivons sous le règne de l'émotion. Le compassionnel est la doxa dominante qui a valeur de raisonnement. Chacun se complet et se plaint de son environnement personnel. Bien sûr, ils sont nombreux, trop nombreux en état d'urgence de toutes sortes, mais la compassion permanente, cette recherche de témoignages poignants de familles, de victimes, pour tous les sujets pour faire pleurer Margot, engrangent des révoltes stériles et haineuses sans aucune énergie positive pour trouver de solutions.

Il faut des coupables et des responsables et il faut qu'ils parlent, pour qu'on puisse les montrer du doigt et s'opposer à eux sans nuance dans un processus de détestation croissant...

Comment expliquer que dans nos sociétés occidentales développées, et en France particulièrement, une grande partie de la population forge ses avis et ses choix selon des croyances impactées par le ressenti et l’émotion réduisant à l'insignifiant la réalité des chiffres et des faits. De surcroît, les besoins de sécurité rendent les populations méfiantes et frileuses, elles veulent la liberté mais pas trop, la répression mais lorsqu'elle s'exerce la victime change de camp et le représentant de la force devient le coupable. L’emprise des réseaux sociaux donne à ce phénomène émotionnel plus d’importance que tout le reste, le pathos est la seule vérité qui compte.

Pour étayer les révoltes de claviers tout est bon, fausses nouvelles, faux chiffres, fausses affirmations. Cet envahissement virtuel fait disparaître le bon sens et justifie sans preuve le recul du rationnel ou de l’expertise scientifique, laissant le champ libre aux croyances les plus absurdes. L'objectivité n'a plus sa place, elle est vécue comme une trahison, la nuance apparaît comme le symbole d'une lâcheté partisane.

La méfiance est le corollaire de l'émotion : la théorie du complot est maintenant présente pour le moindre événement qu'il s'agisse d’incendies (forcément volontaires), de manifs (forcément organisées pour laisser les casseurs prendre le dessus), etc. Sans parler des mots qui sont décortiqués, interprétés inlassablement, jugés jusqu'au bûcher médiatique. On hache menu des expressions complètement déconnectées du moment ou du contexte pour mieux s'indigner.

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/emotion-quand-tu-nous-tiens_685777

On peut toujours se féliciter d'avoir un taux de chômage qui baisse, une économie qui se tient, des entreprises qui ont encore plutôt le moral, des Start-up en quantité mais il ne faut pas se leurrer le climat actuel est économiquement suicidaire. Les entreprises sont arrivées tant bien que mal à surmonter les samedis festifs des gilets jaunes, mais certainement pas les commerçants qui ont vu leurs vitrines fracassées par des barbares et leur chiffre d'affaires réduit à néant certains week-ends pour cause de fermeture préventives. Et ça menace de recommencer.

 

On a surmonté les grèves des transports en particulier en région parisienne, remonté le moral de nos salariés qui subissent dans les transports en commun quasi toutes les semaines des arrêts sauvages, des retards inexpliqués, des "retraits" à chaque incident qui mérite soi-disant la solidarité de tout le personnel de la SNCF. Certes, nous sommes habitués, salariés et entrepreneurs français, à vivre professionnellement entravés de boulets aux pieds, qu'ils soient fiscaux, administratifs ou sociaux, mais l'ambiance se dégrade au rythme des alertes dans tous les secteurs, le moral aussi. On nous annonce en permanence que les politiques sont inquiets, que la confiance s'érode, que l'impuissance gagne, les médias en font des tonnes. La grève annoncée du 5 décembre prochain pour lutter contre la réforme des retraites serait le début d'une longue révolte, révolte qui réjouit les "quartiers" et les extrémistes qui ne cherchent que des occasions pour casser et effrayer le bourgeois. Tout cela finit par être vrai, y compris parce que les prédictions sont souvent auto-réalisatrices. Lesdits "bourgeois" (réacs) même s'ils sont plus de 60 % à vouloir le bien du pays dans la tranquillité et souhaitent des réformes, sont insignifiants face à des minorités dites agissantes, et impunies au nom de la démocratie qu'elles bafouent. Si certaines revendications sont très légitimes, on ne pourra pourtant rien changer dans ce climat de tension.

Même les réformes économiques en discussion actuellement sont menacées par les risques de violence, comme les problèmes de sécurité posés par la vente d'alcool dans certains commerces alimentaires avec un risque de trouble à l'ordre public. Un pays où la sécurité n'est plus assurée, ni le soir, ni dans les transports en commun, ni dans la rue, est un pays économiquement et profondément menacé. Qui va investir en France si ce chaos permanent perdure ?

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/economie/securite-defi-a-tous-les-etages_684798

Le titre du livre de François Mitterrand Le coup d'Etat permanent était prémonitoire mais, aujourd'hui, il faudrait plutôt parler du "coup du débat" permanent et de son coût. A priori, on devrait se réjouir des débats et de cette possibilité d'exprimer son avis car ce pourrait être un progrès sociétal. Point du tout : le débat supposé calmer les esprits est en réalité donné en pâture à l'opinion publique pour éviter de décider et donner la preuve que l'on consulte dans un bel esprit démocratique. Cela rejoint un peu la pratique du "ballon d'essai" consistant à lancer une idée et à attendre de voir la réaction qu'elle suscite. Le débat est, hélas, actuellement la meilleure façon de réduire les réformes à une peau de chagrin. Nous nageons en plein contresens, les Français ne veulent plus être représentés par leurs représentants car ceux-ci sont tous, semble-t-il, discrédités à leurs yeux : politiques, élus (sauf peut-être les maires), syndicats, gouvernants et représentants de l'État sous toutes ses formes (certains révoltés de banlieues en veulent même à ceux qui les secourent). L'exemple des Gilets jaunes qui ne voulaient être représentés par aucun des leurs, en est la parfaite illustration.

 

Retrouvez l'intégralité de l'article dans https://www.challenges.fr/politique/le-coup-du-debat-permanent_683370

Il semble que l'objectif des gouvernements successifs, évidemment appuyés par leurs électeurs, est d'instaurer la gratuité partout ou c'est possible, et dans tous les domaines. Ce "droit" à la gratuité est accrédité par les politiques. Au pays du "droit à " qui a un peu oublié le "devoir de ", on se donne bonne conscience à peu de frais puisque personne n'a le sentiment de payer... 

 

Le vrai problème de la France est qu'elle est écartelée entre la révolte devant des impôts trop élevés et l'exigence de la gratuité. Certes notre niveau de culture économique est un des plus faibles d'Europe mais le bon sens pourrait combler cette lacune : il y a  forcément quelqu'un qui paie ! Et nous souhaitons que ce soit les riches (que nous faisons tout pour rendre moins riches) qui paient : cherchez l’erreur.

 

Sur-consommation

 

Cette gratuité rend les bénéficiaires de plus en plus plus exigeants et leur laisse croire que tout est possible, et surtout que lorsqu'il n'y a plus d’argent, il y en a encore. La dette est là pour être creusée... Pourtant  en outre on le sait: “Tout ce qui est gratuit n'a pas de valeur". C’est ainsi que nous assistons à une sur-consommation médicale hors normes. Cela ne suffit pas, et tout est fait pour que nous puissions bientôt bénéficier du "tiers payant intégral pour tous", sous la forme d'une plateforme permettant aux patients de ne pas payer la consultation. Dispense de frais générale ! Le corps médical est vent debout, pour de bonnes raisons : nombreux sont les praticiens dans tous les domaines qui ont le sentiment que les patients bénéficiaires de la CMU-C, par exemple, sont ceux qui ne respectent pas le rendez vous, ne prennent pas la peine d'annuler et oublient le traitement... Tant et si bien que 12% des gynécos, chirurgiens-dentistes et psychiatres refusent de recevoir ces patients, selon un rapport du Défenseur des droits. On trouvera cela inadmissible mais au nom de quoi demande-t-on à un praticien de travailler à perte ? C’est probablement une des définitions de la gratuité à la française.

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/economie/assistanat-les-mirages-de-la-gratuite_682233

 

 

 

La lassitude et la déprime gagnent d'en bas jusqu'en haut tant les contradictions nous paralysent. Le changement, nous n'avons eu que cela à la bouche et nous sommes incapables d'en supporter ne serait-ce que l'ébauche.

Nous voulons la vérité et nous bâillonnons tous ceux qui s'expriment différemment du consensus officiel auquel d'ailleurs personne n'adhère vraiment. Nous sommes censurés, les journalistes eux-mêmes au pays de Voltaire et de la pseudo liberté d'expression lancent des alertes et des motions pour virer le chroniqueur qui ne leur plait pas et qui ne pense pas bien. Il n'y a pas que Zemmour, nombreux sont ceux qui ont été remerciés, sans remerciements, parce qu'ils n'étaient pas "dans la ligne éditoriale.

Nous vivons assommés par les délires et les interpellations moralisatrices entre autres des réseaux sociaux, repris par la presse. Les députés eux-mêmes twittent, et il ne faut pas rater ce tweet de la députée Danièle Obono, à propos du Premier ministre, ce qui mériterait au minimum un rappel à l'ordre de l'Assemblée Nationale ! Est-ce la nouvelle conception de la liberté d'expression ? "Le mec a tellement l'seum & les chocottes de la grève du 5/12 qu'il dégaine direct #fakenews & #lawfare. L'exercice légal du droit de retrait s'est fait pour la sécurité des usager-es dont vous n'avez cure. La grève se fera contre votre infâme politique".

Nous finissons par avoir honte de nous-mêmes, les Français. Ce qui manque à notre société c'est le goût de l'effort, une certaine dignité disparue, l'autorité, le temps de la réflexion pour ne pas être gouvernés en permanence par l'instantanéité, l'immédiat, et le marketing de l'émotion. On ne sait plus ce qu'est une concession, on est incapable d'accepter qu'une mesure mette 1 ou parfois 2 ans pour donner un résultat. Nous sommes plus que les autres naturellement résistants au changement. Pire, nous perdons notre bon sens au profit d'idéologies fugaces et passagères.

La répétition de la grève à la SNCF ces derniers jours, de celle à venir du 5 décembre, destinée à tester la résistance du gouvernement et à gêner le maximum d'usagers est réussie. Au passage on notera que des questions de sécurité non traitées en sont le prétexte, pourquoi pas...

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/adieu-reformes-bonjour-les-greves_681184

« Je t’aime, moi non plus" c'était un peu la relation de la France à ses entreprises. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas même si l’on cherche de plus en plus une quête de sens et une relation exigeante à son entreprise. Ce sont clairement les relations humaines qui donnent le nouveau ton de cette reconnaissance.

Le sondage qui vient de paraître, réalisé par "OpinionWay" dans le cadre de la manifestation J'aime ma boite (la Fête des Entreprises se déroule ce jeudi 17 Octobre. L'auteur de l'article en est l'initiatrice) révèle que ce sont les trentenaires et les salariés des PME qui semblent être les plus heureux de France dans leur vie professionnelle. Contrairement à une tendance baissière observée depuis 2017, l’année 2019 marque une augmentation de l’attachement des salariés à leur entreprise, en progression de 2 points. C’est aujourd’hui 64% des sondés qui déclarent « aimer leur boîte ». Arrivent en tête les entreprises de moins de 10 salariés, dont 80% répondent "Oui j'aime ma boite", loin devant les 61% des entreprises de 250 à 4.999 salariés et des Groupes de plus de 5.000 salariés. Les fonctionnaires ne sont pas en reste, ils sont nombreux à aimer leur Fonction Publique.

Si l’année 2019 a été marquée par les manifestations des gilets jaunes, le mouvement n'a eu pratiquement aucune conséquence sur le rapport qu’entretiennent les salariés avec leur entreprise. 80% d’entre eux affirment que le mouvement de protestation n’a pas eu de conséquence sur leur relation avec leur entreprise.

Le fait d'aimer sa boite s'accompagne en revanche d'autres rejets, les tendances observées mettent en exergue une réelle défiance à l’égard de certaines organisations ou institutions. Alors que 50% de la population proclame n’avoir confiance dans aucun organisme, seulement 10% des sondés ont confiance en leur syndicat, 8% dans l’État et 3% envers le gouvernement. Pour 24% des interviewés, l’entreprise est la première institution qui génère la confiance des Français et particulièrement envers les petites entreprises de moins de 10 salariés (42%). 

 

 

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