Sophie de Menthon

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Pour lutter contre la fraude fiscale dorénavant, les réseaux sociaux seront espionnés par le fisc, ainsi Bercy donnera des récompenses aux citoyens qui se feront les « rapporteurs » des tricheurs...

 

L'enfer est pavé de bonnes intentions. Ainsi, lutter contre la fraude fiscale est-il un bon objectif, mais tous les coups sont-ils permis ? La délation ou la dénonciation : les termes ne sont pas tout à fait équivalents, mais évoquent des comportements choquants qui résultent la plupart du temps de la médiocrité et de la jalousie propre à l'âme humaine. Lorsqu'on sait que de nombreux contrôles fiscaux sont effectués sur dénonciation, on n'a pas forcément une très belle image de nos concitoyens, d'autant que ces dénonciations sont sous couvert d'anonymat pour le délateur citoyen, alors l'administration est déçue parce qu'1 contrôle fiscal sur 4 ne débouche sur rien !

Nos enfants n'ont-ils pas été éduqués selon le principe que les "rapporteurs" étaient de vilains petits canards, mis au banc de la classe ? De la même façon, à juste titre, on a porté au pinacle ceux qui en temps de guerre ont résisté à la dénonciation, au prix de tortures et parfois de leur vie... Autres temps autres mœurs ? Certes “ce n'est pas la même chose" mais le principe reste le même et les valeurs morales ne sont pas élastiques selon les circonstances.

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/impots-le-jeu-malsain-de-darmanin-avec-les-reseaux-sociaux_626235

Taxe additionnelle sur le coût du carburant alors que le prix de l'essence augmente, sur la distribution des colis commandés sur Internet, sur les chèques vacances... La créativité est sans limite pour taxer les Français alors que pour diminuer les dépenses publiques, on attend toujours.

C'est une épidémie, ils n'en mourraient pas tous, mais tous étaient taxés. Un cas par jour, au minimum. La "taxicomania " est plus grave qu'on ne le croit car l'épidémie s'autoalimente et crée elle-même de nouveaux virus supposés être des antalgiques destinés aux patients les plus atteints ! Le tout coûtant cher à tout le monde. En résumé, une taxe peut en cacher une autre...

Cette fièvre fiscale nécessite, à la vue des réactions des patients (qui ne le sont plus) et des urticaires géantes provoquées, que l'on fasse des saignées un peu partout, pour en fait entretenir la bonne santé du grand corps malade qu'est l'État. Il faut inlassablement faire des prélèvements au laboratoire de Bercy pour remplir les artères du pouvoir. Mais on est conscient au sein du corps médical lui-même, que les saignées sont parfois trop radicales et peuvent achever les malades, le SAMU fiscal invente donc de nouveaux protocoles.

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/economie/quand-les-technos-de-macron-inventent-une-taxe-par-jour_624583

Il y a danger à disqualifier des revendications des classes populaires qui, ne comprenant plus rien, se laissent entraîner par des leaders démagogues. Mais la responsabilité de ce rejet revient aux "élites " au pouvoir

L'utilisation du terme " populisme " désigne les nouveaux partis à abattre. Dommage que ce mot soit employé de façon péjorative avec une volonté implicite de disqualifier le peuple. Qu'il s'agisse de la gauche ou de la droite on désigne sous ce terme les partis extrémistes. Les qualifier de populistes ne résout rien des problèmes qu'ils posent et ne répond pas aux problèmes soulevés, les discréditer, même si c'est tentant est un signe d'impuissance et de mépris. Cela finit par faire beaucoup de gens à mépriser !

Pourtant le peuple a toujours été un peu présumé stupide, supposé ignorant ; un mépris qui a contribué à créer le "populisme" qui se caractérise par un type de discours et d'idées politiques simples revendiquant les intérêts du "peuple" par opposition à ceux de "l'élite". Platon le premier n'a-t-il pas encouragé les élites ? Lui qui prévoyait que le meilleur régime, la République, serait gouverné par les "sages", parce que le peuple n'est pas assez éclairé dans sa majorité pour se gouverner seul. Mais les sages d'aujourd'hui ne sont pas si sages qu'ils le croient : gouvernants politiques discrédités, nouvelle caste médiatique, élites en France incarnées par des énarques fruits d'un système éducatif confiscatoire. Alors, il y a un vrai "créneau" y compris aux Etats-Unis, pour balayer ceux qui tiennent le haut du pavé républicain et s'engouffrer dans la brèche de plus en plus béante de ceux qui se prétendent proches du peuple, au sens noble du terme.

 

Retrouvez l'article de Sophie de Menthon sur https://www.challenges.fr/politique/populisme-ou-le-danger-de-se-couper-du-bon-sens-populaire_622640

Tous coupables de cette décadence médiatique que nous encourageons en mordant à l’hameçon ? A moins que ce ne soit le modèle économique de la presse à bout de souffle ? Ou encore la faute d’une paresse intellectuelle entretenue ? Mais la réalité est bien là, nous ingurgitons en boucle une bouillie médiatique indigente qui nous conditionne. Un embrigadement volontaire qui nous soumet à une sorte d’influence sans issue, le syndrome de Stockholm !

Quand le scoop tue l’info

Trop nombreuses, les chaînes d’info en continu sont astreintes à une compétition permanente au mépris absolu de la qualité et de l’objectivité qui nécessitent un peu de temps et d’investigation. Presse écrite ou audiovisuel, on n’a plus les moyens de mener des enquêtes sérieuses. Quant à la radio, les jeunes de moins de 25 ans ne l’écoutent pas. Nos parents attendaient les « nouvelles », on nous a conditionné à attendre les scoops.

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.causeur.fr/medias-info-continu-sophie-menthon-155731

Si l’Europe et la France ne font pas preuve de réactivité et de capacité à prendre vite des décisions avec volonté et détermination, nous courons vers un monde qui nous échappe

 

On tourne en rond, indéfiniment sur le thème des fameux GAFAM qui ont envahi notre vie et ... à notre plus grande satisfaction, avouons-le. Google est devenu le dico de notre enfance en beaucoup plus efficace et instructif, on se passe la nouvelle appli comme on s'échange l'adresse d'un bon bistrot, nos tablettes nous tiennent compagnie au point que les Coréens sont 30 % à avoir déclaré préférer se passer de sexe plutôt que de portable ! Parallèlement on glose, on s'indigne : ce sont des monstres tentaculaires qui ont envahi l'occident et le reste du monde. Notre intimité est menacée, nous sommes pistés, les fake news abondent, etc. On nous prête attention au point que lorsque vous avez cherché un petit hôtel pour le week-end on vous propose tout ce qui peut aller avec dans les 12 heures qui suivent...

Le paradoxe de cette attraction-répulsion se poursuit dans le monde économique et par rapport aux entreprises elles-mêmes. De la même façon que nous interdisons les portables à l'école (très bien), les profs les réclament ensuite parce que pour faire le cours c'est moins lourd que les cartables chargés de livres des enfants... Et en même temps l'interdiction des portables n'est pas respectée.

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/gafam-l-europe-peut-encore-prouver-qu-elle-existe_621319

Aucun gouvernement ne peut résister au tsunami fiscal de Bercy. La techno structure française rend tout illisible; la volonté de réformer est réelle mais il fallait d'abord réformer ceux qui font les réformes.

 

Il va falloir un jour l'avouer, on ne comprend plus rien à la fiscalité ambiante.

Cela fait des jours que l'on nous explique par exemple, que la baisse de la taxe d'habitation n'est pas une baisse, ce serait une hausse pour certains, dans certaines conditions, car certains maires auraient en fait augmenté "la part communale de la TH" sans qu'on le sache; de toutes façons la baisse présumée ne concerne pas les 20% les plus riches... Les retraités qui figurent parmi les malchanceux, en plus ne verront pas la baisse des charges compensatoire sur les salaires qui va intervenir, puisqu'ils sont à la retraite ! Vous me suivez ?! Ils paient la CSG "contribution sociale généralisée" (pour ceux qui ne savent pas ce que c'est mais qui la paient).

Tout le monde se gratte la tête en râlant. Nous sommes saturés par les témoignages vus à la télé du type qui a perdu 3 euros, de celui qui en a gagné 200, de celui qui a gagné beaucoup plus, et avec sa feuille d'imposition en gros plan... Tout le monde n'en peut plus et surtout le téléspectateur qui veut qu'on lui parle d'autre chose. Ne plus savoir à quel impôt se vouer rend les gens de très mauvaise humeur, peut-être même plus que les sommes qu'on leur prélève.

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/economie/fonctionnaires-de-bercy-champion-du-monde-de-la-creativite_619508

Le tribunal médiatique s'empare de toutes les petites phrases d'Emmanuel Macron qu'il condamne avant même de s'interroger sur le fond. Pourtant la plupart sont frappées au coin du bon sens.

"Il doit être exécuté", c'est la chanson de Guy Béart qui prend une vraie dimension dans notre univers qui a peur des mots. Nous nous sommes plaints des années durant de la "langue de bois" de nos leaders politiques, des terroristes de la pensée unique, des syndicalistes à la dialectique imparable, des féministes qui pensent que changer les mots va changer les hommes, des censeurs en tous genres à l'affût de la discrimination verbale, bref : de tous ces mensonges vides accumulés au nom des bons sentiments.

Nous avons voté pour un homme qui cassait les codes et qui parlait normalement, comme les Français bien qu'il fut énarque.

Et aujourd'hui quoique l'on puisse penser d'Emmanuel Macron qu'il ait déçu, qu'il fait des gaffes, qu'il ne fasse pas la politique qu'on veut, etc. il est contre-productif pour le pays d'entretenir en permanence un buzz (le nouveau poison sociétal) anti-Macron, navrant de vacuité, de mauvaise foi et d'imbécillité. La gauche et la droite sans parler des extrêmes (cela fait beaucoup!) ont décidé de profiter d'épisodes médiatiques pour l'attaquer jusqu'à la lie sur ses attitudes, ses formules et ses expressions, en un mot sur sa personne et sur l'écume des choses. "Le corps du roi est sacré", il leur appartient jusqu'à l'exécution médiatique.

 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur https://www.challenges.fr/politique/les-petites-phrases-de-macron-sont-pleines-de-bon-sens_618061

Faire comprendre qu’il ne s’agit pas de priver les Français des services publics, mais de redonner au privé ce qui peut et doit l’être : pourquoi Emmanuel Macron recule-t-il devant ce préalable indispensable ?

 

Pas une émission, pas un homme politique (même chez " En Marche "), pas un chroniqueur qui ne se plaigne en ce moment de l'échec du soi-disant libéralisme ! Ainsi, le président libéral aurait démontré que ça ne marche pas puisqu'il aurait mis en œuvre tout ce que préconise le libéralisme et qu'on ne voit pas les résultats escomptés. Quelle ignorance des règles économiques et de la définition même du libéralisme.

Le vrai soulagement toutefois, c'est qu'Emmanuel Macron affirme, d'évidence avec une conviction chevillée au corps que, quoi qu'il arrive, quels que soient les sondages et les résultats des élections, les sondages et les couacs qu'on lui reproche, il persistera dans cette ligne réformatrice. Une ligne politique qui ressemble au libéralisme, qui a le goût du libéralisme mais qui n'est pas du libéralisme, ce qui devrait d'ailleurs satisfaire la phobie française en la matière.

Même s’il faut absolument reconnaître des avancées sérieuses : le droit à l’erreur, les effets de seuil estompés et étalés dans la durée (pourquoi ?) un vrai travail sur la formation, l’Education Nationale qui redevient facteur d’espoir, les Prud’hommes quasi supprimés du fait des nouvelles règles accompagnant le licenciement et les autres avancées attendues de la loi PACTE, nous sommes loin des conditions pour que ça marche. La réalité est quand même que la fiscalité des entreprises va augmenter de 4 milliards d’euros en 2019 selon Patrick Martin vice-président du Medef.

 

Retrouvez l'intégralité de cet article sur https://www.challenges.fr/politique/quand-macron-va-t-il-enfin-devenir-un-vrai-liberal_616510

On peut saluer la fin du Numerus Clausus proposé par Emmanuel Macron, mais s’il n’est pas accompagné d’une augmentation des moyens dévolus à l’enseignement, il n’y aura pas plus de médecins à l’issue des 10 ans d'études.

Le président de la République dans le cadre de son plan santé vient d'annoncer la fin du Numerus Clausus qui limite depuis 1972 le nombre d'étudiants en première année de médecine qui seront admis en seconde année. Il aura fallu 46 ans et une cruelle pénurie de médecins pour qu'un gouvernement réagisse !

Saluons donc le geste d'Emmanuel Macron car tout est préférable à l'immobilisme.

Pourtant, le moins que l'on puisse dire est que nous sommes dans le flou absolu, au grand désespoir des étudiants et des malades en puissance que nous sommes tous...

D'abord, la fin du Numerus Clausus ne signifie une augmentation réelle du nombre de médecins que s'il est accompagné par une augmentation des moyens dévolus à l'enseignement, et ce n'est pas prévu...  Sinon, nous ne ferons que repousser l'échéance du grand écrémage de deux ans et nous ne verrons donc pas plus de médecins à l'issue des 10 ans d'études.

 

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